Marie-Paule Belle, interprète de « La Parisienne », est morte à l’âge de 80 ans
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La chanteuse, compositrice et pianiste Marie-Paule Belle, restée célèbre pour La Parisienne, tube de la chanson française des années 1970, est morte, samedi 25 juillet, à l’âge de 80 ans, a annoncé son attaché de presse.
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L’artiste est morte à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) des suites d’une « longue maladie », a précisé cette source, en référence au cancer dont Marie-Paule Belle parlait librement, notamment dans un poème poignant en 2024, intitulé KO !.
Née le 25 janvier 1946 dans l’Oise, la chanteuse à la voix gouailleuse a grandi à Nice. Amoureuse des mots et, selon sa propre expression, « née dans un piano », elle a connu ses premiers succès avec Wolfgang et moi et Nosferatu, qu’elle chante lors de sa première apparition télévisée, en 1973, sur le plateau de Philippe Bouvard.
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Portrait d’une femme libre
Son plus grand succès demeure La Parisienne, sorti en 1976 : avec sa fantaisie naturelle et une ironie jamais méchante, Marie-Paule Belle narre l’histoire d’une jeune provinciale qui monte à la capitale.
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La chanteuse Marie-Paule Belle en concert à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes au Zénith de Paris, le 8 mars 1984.
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Sur une mélodie qu’elle a composée, clin d’œil aux airs des opérettes d’Offenbach, elle entonne un refrain entêtant : « Je ne suis pas parisienne/Ça me gêne, ça me gêne/Je ne suis pas dans le vent/C’est navrant, c’est navrant. » Sous son vernis espiègle, la chanson croque le portrait d’une femme libre, en pleine découverte des mœurs du Paris des années 1970.
Son style inclassable participe à son succès et le titre est certifié Disque d’or, offrant à son interprète un sésame pour la suite de sa carrière. Elle enchaîne avec Les Petits Patelins et fait son premier Olympia. « Pas militante dans l’âme », la chanteuse impertinente et féministe aime aussi « faire prendre conscience avec les mots », avait-elle expliqué.
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Thèmes de société
Son répertoire s’empare de thèmes de société, sur l’euthanasie ou sur l’homosexualité, avec Celles qui aiment elles, un titre qui a fait écho au couple qu’elle forma pendant une décennie avec la romancière belge Françoise Mallet-Joris, membre de l’académie Goncourt, morte en 2016.
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« Pendant des années, je n’éprouvais pas le besoin d’aborder ce sujet puisque je le vivais naturellement avec Françoise. Sans rechercher le scandale que nous créions pourtant dans une société figée », confiait la chanteuse, qui doit en partie à sa compagne les paroles de La Parisienne.
Elle lui a d’ailleurs rendu hommage dans un livre paru en 2020, chez Plon, Comme si tu étais toujours là. Amie de Serge Lama et de Barbara, Marie-Paule Belle ne s’est jamais parée des atours de la vedette, et a suivi un parcours artistique complet qui l’a aussi conduite sur les planches des théâtres.
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