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Une « caricature » : cinq ex-ministres de l’Agriculture alertent contre le volet eau du projet de loi d’urgence agricole

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« Le stockage ne fabrique pas d’eau » estiment cinq anciens ministres de l’Agriculture, parmi lesquels Stéphane Le Foll, Guillaume Garot et Stéphane Travert. Ils veulent mettre en garde contre les dangers que font peser le projet de loi d’urgence agricole sur la préservation de l’eau.

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Ici, une réserve d’eau pour l’irrigation agricole, à Mauzé-sur-le-Mignon en Charente-Maritime.
Ici, une réserve d’eau pour l’irrigation agricole, à Mauzé-sur-le-Mignon en Charente-Maritime
  • C’est une tribune cosignée par cinq anciens ministres de l’Agriculture, de différents bords politiques, du Parti socialiste au Modem jusqu’à Ensemble pour la République. Elle pointe le projet de loi d’urgence agricole tel qu’il a été voté par le Sénat le 3 juillet et qui n’assurerait « en rien la préservation des ressources en eau ».

    Paru chez nos confrères du Figaro.fr, ce texte invite les parlementaires à prendre leurs responsabilités, à quelques jours de la commission mixte paritaire, les appelant à « défendre l’avenir de notre agriculture et de notre souveraineté alimentaire en refusant le simplisme et la caricature ». Le 16 juillet en effet, députés et sénateurs tenteront d’aboutir à un texte commun.

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    « L’agriculture n’a pas à choisir entre les ouvrages de stockage et la préservation des zones humides : elle a besoin des deux »

    « Oui, l’agriculture a besoin d’eau. Dans de nombreux territoires, les ouvrages de stockage apportent une partie de la réponse en valorisant les précipitations, en particulier lorsqu’elles sont brutales et volumineuses. Mais laisser croire que ces ouvrages créeraient une eau nouvelle, disponible sans limite, et régleraient toutes les questions serait mentir aux agriculteurs, estiment Marc Fesneau, Guillaume Garot, Agnès Pannier-Runacher, Stéphane Travert, anciens ministres ou ministre délégué à l’Agriculture, aujourd’hui députés et Stéphane Le Foll, ancien ministre lui aussi et maire du Mans. Le stockage ne fabrique pas d’eau : le volume de cette ressource dépend du climat, de l’état des sols, des nappes et des rivières. Les zones humides contribuent à la protéger. Promettre des volumes d’eau qu’aucun agriculteur ne verrait in fine conduirait leurs exploitations dans une impasse. »

    Ces élus expliquent par ailleurs que « s’ils veulent continuer à produire, les agriculteurs savent qu’ils vont aussi devoir faire évoluer leurs pratiques : agroécologie, agriculture de conservation ou développement de systèmes de polyculture-élevage, plantation de variétés plus résilientes, moins gourmandes en eau, et structuration des filières adaptées au climat qui vient. L’agriculture n’a pas à choisir entre les ouvrages de stockage et la préservation des zones humides : elle a besoin des deux. »

    Face aux sécheresses répétées, faut-il imposer des restrictions d’eau plus strictes ?
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    D’autres alertes de la part de collectivités locales

    Cette prise de position fait suite à la réclamation de plusieurs associations de collectivités, qui ont réclamé le retrait du volet « eau » du projet de loi d’urgence agricole, au cœur du texte, craignant ses conséquences sur la gestion de la ressource.

    L’exécutif espère que ce texte aboutira d’ici à la fin du mois, mais il ne sera pas facile d’accorder les points de vue des parlementaires des deux chambres après les assouplissements aux contraintes environnementales apportés par le Sénat, notamment sous l’impulsion du sénateur LR Laurent Duplomb.

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    Ouest-France

    Claire Robin

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    « Le stockage ne fabrique pas d’eau »

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    Samuel Bonvoisin, Conférencier, consultant et formateur en conception de systèmes régénératifs. Co-fondateur de l’Oasis de Serendip. Co-auteur de “Cultiver l’eau douce” aux éditions Ulmer.

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    [Mégabassines] : Si même les ex-ministres de l’Agriculture (tous bords confondus) se révoltent contre une « caricature » et alertent contre le volet eau du projet de loi d’urgence agricole… alors ça veut peut-être dire quelque-chose !

    « Le stockage ne fabrique pas d’eau » estiment cinq anciens ministres de l’Agriculture, parmi lesquels Stéphane Le Foll, Guillaume Garot et Stéphane Travert. Ils veulent mettre en garde contre les dangers que font peser le projet de loi d’urgence agricole sur la préservation de l’eau.

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    La tribune cosignée dans le Figaro par cinq anciens ministres de l’Agriculture, de différents bords politiques pointe le projet de loi d’urgence agricole tel qu’il a été voté par le Sénat le 3 juillet et qui n’assurerait « en rien la préservation des ressources en eau ».

    Le texte invite les parlementaires à prendre leurs responsabilités, à quelques jours de la commission mixte paritaire, les appelant à « défendre l’avenir de notre agriculture et de notre souveraineté alimentaire en refusant le simplisme et la caricature ». Le 16 juillet en effet, députés et sénateurs tenteront d’aboutir à un texte commun.

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    « L’agriculture n’a pas à choisir entre les ouvrages de stockage et la préservation des zones humides : elle a besoin des deux »

    « Oui, l’agriculture a besoin d’eau. Dans de nombreux territoires, les ouvrages de stockage apportent une partie de la réponse en valorisant les précipitations, en particulier lorsqu’elles sont brutales et volumineuses. Mais laisser croire que ces ouvrages créeraient une eau nouvelle, disponible sans limite, et régleraient toutes les questions serait mentir aux agriculteurs, estiment Marc Fesneau, Guillaume Garot, Agnès Pannier-Runacher, Stéphane Travert, anciens ministres ou ministre délégué à l’Agriculture, aujourd’hui députés et Stéphane Le Foll,

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    Le stockage ne fabrique pas d’eau : le volume de cette ressource dépend du climat, de l’état des sols, des nappes et des rivières. Les zones humides contribuent à la protéger. Promettre des volumes d’eau qu’aucun agriculteur ne verrait in fine conduirait leurs exploitations dans une impasse. »

    Ces élus expliquent par ailleurs que « s’ils veulent continuer à produire, les agriculteurs savent qu’ils vont aussi devoir faire évoluer leurs pratiques : agroécologie, agriculture de conservation ou développement de systèmes de polyculture-élevage, plantation de variétés plus résilientes, moins gourmandes en eau, et structuration des filières adaptées au climat qui vient.

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    L’agriculture n’a pas à choisir entre les ouvrages de stockage et la préservation des zones humides : elle a besoin des deux. »

    Lire l’article complet dans Ouest France : https://lnkd.in/esdRigYM

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    Samuel Bonvoisin

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