“La représentante de l’État de New York Alexandria Ocasio-Cortez a fait ce week-end en vidéo une annonce publique sur un sujet privé, écrit The Washington Post : l’élue démocrate va congeler des ovocytes.”

L’élue de 36 ans a posté sur Instagram, samedi 8 août, une série de vidéos où elle dit avoir pris cette décision pour avoir plus de “maîtrise” sur sa propre vie. Elle y montre le traitement hormonal qu’elle doit prendre pendant une dizaine de jours, filmant même une injection dans l’abdomen en plaisantant avec son audience : “Ne soyez pas mal à l’aise.”

“Dans le contexte politique que nous connaissons, avec un gouvernement qui refuse aux femmes de tout le pays l’accès aux droits reproductifs, je crois qu’il est important pour nous, qui avons des responsabilités, d’évoquer ces questions, de partager ces parcours […] et de les normaliser”, a-t-elle déclaré le lendemain à la télévision, dans l’émission de George Stephanopoulos sur ABC.

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Les spéculations s’intensifient

Durant cette même interview – “sa première apparition dans un grand magazine d’actualité du dimanche depuis 2024”, rappelle The New York Times –, elle s’est aussi vu demander si elle envisagerait une candidature à la Maison-Blanche. “Je n’ai pas exclu cette possibilité”, a-t-elle répondu. Pour le journal, elle a ainsi laissé entendre, plus clairement qu’elle ne l’avait fait jusqu’ici en public, qu’elle aspirait “à de plus hautes fonctions”. Elle n’a pas non plus écarté la possibilité de briguer un siège au Sénat en 2028, tout en ajoutant que la priorité du moment restait les élections de mi-mandat, en novembre prochain.

“Les spéculations vont bon train autour d’une possible campagne de la députée, surtout au vu des percées des candidats de l’aile progressiste du Parti démocrate durant le second mandat de Trump”, observe USA TodaySon interview, du reste, “fait suite à la victoire dans la primaire démocrate [pour le siège de sénateur du Michigan] du progressiste Abdul El-Sayed”.

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“Bien qu’Ocasio-Cortez s’identifie comme socialiste démocrate, elle a pris ses distances dans l’interview avec certaines des positions les plus radicales des Socialistes démocrates d’Amérique”, relève néanmoins le New York Times. Ce qui reflète, selon le titre de centre gauche, “la position relativement épineuse où elle se trouve […] : par certains aspects, elle est à présent plus modérée que la base progressiste qui l’a portée aux responsabilités”.

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