Le feu dans le Diois est fixé, 32 sapeurs-pompiers blessés au combat
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Après deux semaines de combat et Trois jours de pluie, le feu, qui s’était déclaré lundi 3 août dans le massif du Claps à Bellegarde-en-Diois, est fixé depuis dimanche 16 août au soir. Le sinistre a parcouru 400 hectares, dont 300 hectares brûlés selon les estimations qui restent à consolider par des relevés précis. Lors de ces deux semaines de lutte, des centaines de sapeurs-pompiers venus de différents centres de la Drôme et de nombreux autres départements, des militaires, des avions et des hélicoptères ont été mobilisés.
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Les agriculteurs choisissent souvent de se présenter dans un pré de leur ferme, devant un bel arbre isolé – symbole d’une intégration réussie de leur exploitation dans le paysage. Promeneurs ou photographes raffolent eux aussi de ces arbres élégants.
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Mais rares sont ceux qui s’interrogent : pourquoi un arbre pousse-t-il seul, au milieu d’une parcelle ? Car pour grandir, un arbre a besoin d’une haie. Il lui faut une protection, un abri contre les animaux, vents, machines agricoles.
Un arbre isolé est donc toujours le survivant d’un réseau bocager disparu. Autrefois arrachées en masse jusque dans les années 1980, ces haies continuent aujourd’hui de s’effacer lentement, grignotées par l’agrandissement des parcelles, des exploitations.
Pourtant, on esthétise encore l’arbre isolé. Mais une éducation du regard à la question agricole change tout. Cet arbre cesse alors d’être simplement un objet esthétique ; il devient l’empreinte visible d’une destruction. Et si vous regardez avec attention, vous commencez à percevoir les traces fantômes de la haie disparue : quelques souches alignées, un léger talus, une rupture discrète dans le dessin du champ.
Les trajets en voiture, en train ou à vélo deviennent alors des moments de révélation. Le paysage cesse d’être une carte postale : il devient palimpseste*, une mémoire stratifiée.
*manuscrit ancien dont on a gommé le texte original pour réécrire un nouveau texte dessus.
Agroscopie : réapprendre à lire les paysages agricoles
Le vocabulaire paysan s’efface doucement. Vous n’entrez plus dans les fermes. Vous n’avez plus d’agriculteurs dans votre entourage. Pourtant, quelque chose subsiste : vous voyez encore parfois les tracteurs, les champs, les bêtes, les clôtures. Cette connexion fragile est un point d’appui. Il est temps de ralentir, de regarder à nouveau, à hauteur d’homme, à hauteur de vache, parfois. Il faut repartir de là, et réapprendre à voir, à comprendre ce que nous avons sous les yeux depuis les routes, les chemins, les fenêtres de trains.
Il s’agit d’un réapprentissage du regard. Pour mieux apprécier la beauté des paysages agricoles, mais aussi en juger les mutations, les contradictions, les souffrances. Ce regard retrouvé peut devenir une véritable discipline sensible : une agroscopie (du grec agros, champ, et skopeîn, observer). Une lecture du paysage comme on lit un texte : ses formes, ses ruptures, ses évolutions. Et nous, agriculteurs, nous devons accepter de raconter, de traduire, de dévoiler.
L’agroscopie croise l’écologie, la géographie, l’histoire des techniques et l’éducation populaire. Elle implique la réappropriation de savoirs élémentaires : cycles saisonniers, cultures, bocages, présence de haies ou de troupeaux. Elle redonne du sens à l’expérience sensible, loin des schémas abstraits.
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L’objectif est simple : que le citoyen retrouve sa capacité à lire et interpréter ce qu’il voit. Que chaque regard posé sur un champ ou une stabulation redevienne explicite.
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Nicolas Clair, Paysan et président d’une coopérative bio, je travaille sur la manière dont la société regarde, comprend l’agriculture. J’appelle «agroscopie» cette démarche de clarification du regard et de médiation du débat agricole.
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Que puis-je dire à ma fille ?
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Elle a 19 ans. Elle démarre sa vie d’adulte dans un monde très différent de celui que j’ai connu à son âge.
Cela fait 20 ans que j’étudie le cycle de l’eau et que je cherche à comprendre la manière dont l’Homme l’a abîmé au fil des décennies. Et j’ai tellement de choses à lui transmettre, pour que sa lecture du monde à venir soit plus consciente, plus forte, pour qu’elle trace son chemin entre ces canicules répétées, ces alternances de sécheresses et d’inondations, en construisant sa propre forme de résilience.
Alors j’ai commencé une enquête.
Je suis remontée dans les archives de l’ex-URSS pour comprendre les premiers détournements des fleuves, retracé l’histoire de l’Inde et l’effondrement de ses nappes…
Derrière chaque fil que je tissais, j’ai retrouvé la même réalité : de l’eau détournée, pillée, et des humains qui en paient le prix.
Cette BD, c’est aussi un bout de mon enfance qui a fait naître les germes de l’hydrologue que je suis devenue, ma rencontre en Colombie avec les Kogis… Je suis convaincue que le dialogue entre les peuples autochtones, porteurs de savoirs ancestraux et le monde scientifique est plus que jamais nécessaire pour ouvrir des voies nouvelles de compréhension et de partage.
L’eau qui disparaît sous nos pieds n’a pas d’image et une nappe fossile qui s’effondre n’est visible par personne, inaudible aux yeux du monde. Pourtant, les récentes découvertes scientifiques nous donnent les yeux pour voir ces effondrements en cours.
La vidange des nappes souterraines est telle qu’elle fait aujourd’hui monter les océans davantage que la fonte du Groenland et de l’Antarctique. Elle a même déplacé l’axe de rotation de la Terre de près de 80 centimètres entre 1993 et 2010. Nous avons ainsi pompé assez d’eau souterraine pour faire vaciller une planète… et quasiment personne ne le sait…
Face à cela, l’échange, le partage restent, à mon sens, les seules choses que nous pouvons mettre en œuvre sans dépendre des réalités extérieures.
Alors j’ai écrit.
J’ai écrit ce que j’aurais voulu raconter de ce que je comprends du monde, un monde sous emprise où l’eau est la variable d’ajustement inaudible, et qui pourtant est le socle de tout.
Écrire aussi pour transmettre cet amour que je ressens à chaque instant pour la Terre qui nous porte. Pour vous dire à quel point il nous est encore possible d’agir, de remonter à la racine des dérèglements et de reprendre notre pouvoir sur l’empreinte que nous laisserons derrière nous.
Certains choisissent de piller, détourner, polluer.
D’autres plantent des graines.
Ceci est l’une des miennes.
Emma.
L’Eau sous emprise, enquête sur une ressource vitale menacée, paraît le 24 septembre aux éditions Delcourt. Fruit d’une collaboration avec Edo Brenes, illustrateur et auteur de BD du Costa Rica plusieurs fois primé à travers le monde.
Emma Haziza, Docteure de l’École supérieure des Mines de Paris – Hydrologue – Auteur de L’eau sous emprise, Enquête sur une ressource vitale menacée – Editions Delcourt. Sortie le 24/09.
Les précommandes sont ouvertes : https://lnkd.in/evzaSPMG
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[…] Le feu finira par s’éteindre. Et la fumée quittera les écrans.
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Charens
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C’est sans doute cela que je redoute le plus : que cet événement ne change rien à la manière dont nous pensons et préparons les risques à venir, et qu’il rejoigne, comme les inondations de la Vesdre, la catégorie des catastrophes « exceptionnelles » que l’on range parmi les mauvais souvenirs, jusqu’à la suivante.
Elise Boutié parle dans sa thèse de 2024 de « déni cultivé » pour décrire ce qui peut se mettre en place après une catastrophe climatique : non pas nier ce qui s’est passé, mais reconstruire autour de l’événement un récit qui permet d’éviter d’avoir à en tirer les leçons [8]. Ce travail fait écho à la typologie des discours du retardement climatique formalisée par Lamb et al. en 2020 : des discours qui ne nient pas nécessairement le problème, mais qui trouvent mille façons d’en repousser le traitement en déplaçant la responsabilité, en misant sur le solutionnisme technologique, en exagérant les inconvénients du changement ou en concluant qu’il est déjà trop tard [9]. Une forme de climato-procrastination, pourrait-on dire : « oui, il faut agir, mais pas maintenant, pas ici, pas comme ça ». Et c’est là que se loge quelque chose de plus insidieux que le climato-scepticisme bête et méchant : nous sommes désormais capables de connaître le diagnostic, d’en regarder les conséquences brûler sous nos yeux, d’en individualiser la cause, puis de poursuivre exactement comme avant.
Alors, est-il naïf d’encore espérer que, cette fois, le vent politique attise suffisamment le feu d’une mobilisation populaire capable d’imposer ce que les alertes scientifiques ne suffisent manifestement pas à obtenir ?
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Roxane Beyns, Chercheuse en écologie forestière | Transmission des savoirs & facilitation

Marine Calmet
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FAUNE SAUVAGE, INCENDIES ET RETARDANTS : UNE PRÉCAUTION QUI PEUT AVOIR SON IMPORTANCE
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Montlahuc

Marie Pochon est à Crest.

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Aucelon : un arbre mort compte jusqu’ à 700 habitants

Réduire le stress, engager, fédérer et rafraîchir vos équipes grâce à la biodiversité. 🌿
L’Humanité a cru pouvoir dominer la Nature.
Mais nous depuis plusieurs années, nous payons la facture. 📉
Depuis des millénaire, elle nous a fourni eau, air pur, nourriture, matériaux… sans jamais rien demander en retour.
Aujourd’hui, ses services se réduisent. C’est comme si la Terre subissait une coupe budgétaire massive :
🌡️ Des températures record
💧 Un manque d’eau généralisé
🍎 Des tensions sur nos ressources alimentaires
🧠 Une déconnexion profonde avec le vivant pour la majorité d’entre nous
Focalisons nous sur ce dernier point : nous ne savons même plus reconnaître les arbres ou les oiseaux qui partagent notre quotidien. Pourtant, nous avons co-évolué avec eux pendant des millénaires.
Notre cerveau, lui, n’a pas oublié. Notre besoin de nature est biologique.
Et la science le prouve :
1️⃣ La baisse du stress : Passer seulement 20 minutes dans un espace végétalisé suffit à faire chuter drastiquement le taux de cortisol (l’hormone du stress) et la pression artérielle. (Hunter et al., 2019 – Frontiers in Psychology)
2️⃣ La guérison accélérée : Une étude a démontré que des patients hospitalisés guérissent plus vite et consomment moins d’analgésiques simplement si leur fenêtre donne sur un espace vert plutôt que sur un mur. (Pr. Roger Ulrich, 1984 – Science)
3️⃣ La Biophilie : Concept théorisé par le biologiste Edward O. Wilson (1984), la biophilie désigne notre besoin inné et viscéral d’être reliés à d’autres formes de vie.
C’est la raison pour laquelle un environnement végétalisé nous apaise instantanément.
Alors, quand on est DRH, responsable QHSE, chargé de mission RSE ou dirigeant d’entreprise… comment agir à son échelle pour offrir ce « shoot » de nature à ses équipes ?
💡 Sans gros budget :
– Organiser vos réunions ou vos séminaires dans un cadre naturel (gîte en forêt, montagne).
– Proposer des pauses ou des déjeuners d’équipe en extérieur dès que la météo le permet.
– Aller marcher dans un parc pour certaines réunions (1to1 ou brainstorming par exemple)
🌱 Avec un budget dédié (et un impact durable) :
– Co-créer un jardin vivant sur les espaces extérieurs de votre entreprise pour offrir un lieu de pause et de déconnexion aux salariés.
– Réaliser un diagnostic naturaliste de votre foncier pour identifier et prioriser les actions en faveur du vivant local.
– Proposer un team building nature pour sensibiliser, planter des haies champêtres ou créer des îlots de fraîcheur ensemble.
Chez ANIMA, nous sommes convaincus que rapprocher le monde du travail et la nature n’est pas un « gadget QVCT ».
C’est un levier fondamental pour régénérer less équipes, rafraîchir les sites et transformer durablement les entreprises.
Et vous, quelle place occupe la nature dans votre quotidien ? Et dans votre vie Pro ?
Merci Hicham En Nakhla pour cette belle photo 😉
#RSE#ANIMA#Biodiversité#QVCT#SantéAuTravail
Robin MATTELLIN
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Arrêtez de scroller : voici l’analyse de la sécheresse 2026 la plus aboutie que vous avez vu jusqu’à présent. 5 jours de travail et des millions de données analysées.
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1) Comment qualifier la sécheresse de 2026 ?
2) Et surtout, comment les sécheresses évoluent elles en France ?
Je vous présente les résultats dans ce document richement illustré. Et j’ai tout fait à la main 🙂 !
Analyse complète de la sécheresse de 2026 en France

Aide les entreprise : Intermarché de Die.
Reconnaitre que les incendies que nous avons vécu cet été sont la conséquence directe du réchauffement climatique – ce qui relève soit dit en passant de l’évidence – ce serait admettre l’inadaptation de nos territoires, le manque de moyens de lutte contre l’incendie, et l’insuffisante baisse des émissions de gaz à effet de serre.
Les 4ème et 5ème rapports d’évaluation du Giec, publiés respectivement en 2007 et 2014 étaient déjà sans équivoque quant à l’augmentation des risques d’incendies, particulièrement en Europe de l’Ouest. Un rapport interministériel de 2010 évaluait à au moins 30 % la surface supplémentaire du territoire métropolitain exposée, à l’horizon 2050, au risque d’incendie en raison du changement climatique.
Sur tous ces sujets, le bilan de la droite au pouvoir depuis 10 ans est catastrophique. Bruno Retailleau, comme l’a révélé Mediapart, a reporté le projet de création d’une nouvelle base de Canadairs à Mont de Marsan, tandis que Gabriel Attal a annulé des crédits de renouvellement de la flotte de Canadairs.
Déjà en 2016, un rapport gouvernemental recommandait de « garantir le maintien des capacités aériennes actuelles, par une programmation pluriannuelle du renouvellement de la flotte. »
Il était également écrit que « l’appui de la zone Sud à la zone Sud-Ouest nécessite un nombre suffisant d’appareils à même d’intervenir dans le massif des Landes de Gascogne, de façon permanente », ce qui n’a jamais été fait puisque la seule base de Canadairs est située à Nîmes, dans le Gard.
Les récentes réformes remettant en cause le ZAN et « simplifiant » les règles environnementales accélèrent le mitage des espaces naturels alors qu’une mission interministérielle de 2003 appelait à un « moratoire » sur la construction dans les espaces boisés, là encore jamais mis en oeuvre…
Sébastien Lecornu peut prendre toutes les postures qu’il le souhaite, mais il devra assumer le bilan de son camp politique, à la hauteur du désastre subi par les victimes : catastrophique.
Les premiers effets se font sentir avec un décrochage total des températures mondiales. Le mois d’août 2026 pourrait être le mois d’août le plus chaud sur Terre depuis le début des mesures. Nous ne sommes qu’à 0.11°C du record absolu mondial de température et 0.01°C du record absolu de la surface des océans.
La méditerranée enchaîne les records absolus de température avec une canicule marine qui dure depuis des semaines avec jusqu’à +3 à +6°C d’anomalie. Les derniers relevés montrent qu’avec une moyenne de 28.5°C, la surface de la mer Méditerranée vient de battre son record absolu de température. En d’autres termes, la mer Méditerranée n’a jamais été aussi chaude tous mois confondus.
Ce n’est que le début. Nous sommes partis pour 1 an d’incroyables records à l’échelle planétaire.
