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Incendie du massif du Claps – Bellegarde-en-Diois

Incendie dans le Diois : les pompiers « espèrent circonscrire le feu dans les prochaines heures »

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Thomas Zimmermann – Le point sur la situation 
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En fin de journée, ce mercredi 5 août, le lieutenant-colonel Jean-Pierre Lamade du Sdis 26 indique : « Le feu est stable, avec 240 hectares brûlés. Il n’a pas progressé au cours de la journée, mais il n’est pas encore fixé. Près de 400 sapeurs-pompiers restent toujours engagés, et la Sécurité civile poursuit son appui avec des bulldozers pour créer des pistes d’accès indispensables à la progression des équipes. Les moyens aériens ont permis de traiter les reprises de feu sur les secteurs les plus difficiles d’accès ».

Le lieutenant-colonel Lamade souligne : « Le dispositif de sapeurs-pompiers reste pleinement mobilisé pour mener une surveillance active du massif, traiter les points chauds et poursuivre le traitement des lisières. Si les conditions sont favorables, les équipes espèrent circonscrire le feu dans les prochaines heures ».

Près de 500 sapeurs-pompiers ont encore été engagés dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 août pour combattre les flammes à Bellegarde-en-Diois. Selon un bilan effectué par la préfecture, la « situation a été calme au bénéfice de la fraîcheur et de l’humidité de la nuit. »

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Près de 500 sapeurs-pompiers ont encore été engagés dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 août pour combattre les flammes à Bellegarde-en-Diois. Photo Laurie Muscio
Près de 500 sapeurs-pompiers ont encore été engagés dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 août pour combattre les flammes à Bellegarde-en-Diois..

Un accident s’est produit en début de nuit. Un camion-citerne feux de forêts du service départemental d’incendie et de secours de la Drôme (Sdis 26) s’est renversé et a fait plusieurs tonneaux en contrebas d’une piste. Deux des quatre sapeurs-pompiers armant ce véhicule ont été blessés et transportés à l’hôpital de Die. L’une des victimes, issue du centre de secours de Chatuzange-le-Goubet, souffre d’une fracture de l’épaule, le second, issu de Tain-l’Hermitage, d’un traumatisme crânien. Les deux autres sont indemnes.

L’unité concernée a été placée au repos et sera désengagée dans la matinée. Ce mardi, déjà, deux sapeurs-pompiers avaient été légèrement blessés à Bellegarde-en-Diois.

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Les habitants évacués lundi « ont pu réintégrer leur logement ce matin »

Ce mercredi, les travaux de créations de pistes pour accéder au plus près des flammes vont reprendre. Un survol en drone a été réalisé et a permis de localiser les points chauds qui seront traités en priorité dans la matinée en fonction des possibilités d’accès.

Pascal Baudin, maire de Bellegarde-en-Diois, confirme ce mercredi matin : « La cinquantaine d’habitants qui ont été évacués du hameau de Montlahuc lundi après-midi, ont pu réintégrer leur logement ce matin. C’est un soulagement pour eux comme pour moi. Les maisons sont sauvées, mais le paysage est défiguré. Cette montagne, c’est notre cathédrale ».

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Environ 240 hectares brûlés

Le lieutenant-colonel Alain Pradon du Sdis 26 fait le point sur la situation à midi ce mercredi : « Environ 240 hectares ont brûlé, cette estimation a été revue à la baisse grâce à une analyse plus fine réalisée par un avion de reconnaissance qui a permis d’affiner la cartographie des zones effectivement brûlées. Le feu n’est toujours pas fixé, avec des points chauds qui persistent, notamment sur le flanc gauche. »

Le lieutenant-colonel Pradon poursuit : « La météo reste défavorable : le vent attendu cet après-midi pourrait favoriser une propagation sur la lisière droite en direction du village de Charens.

Près de 400 sapeurs-pompiers sont toujours mobilisés dont 250 venus d’autres départements (notamment Savoie, Rhône et zone Sud). Un hélicoptère bombardier d’eau lourd et deux hélicoptère bombardier d’eau, ainsi qu’un avion Dash 8 assurant des largages de retardant sont aussi engagés.

Le lieutenant-colonel Pradon ajoute : « Des feux tactiques ont été réalisés hier et durant la nuit sur le flanc droit (secteur Beaumont-en-Diois) afin de réaligner les lisières. Bellegarde-en-Diois demeure la commune la plus impactée, Charens est concerné de manière limitée, Beaumont-en-Diois reste sous surveillance, mais n’est plus menacé : le feu progresse vers la ligne de crête en direction de Bellegarde et non vers le village. L’objectif de la journée est de traiter l’ensemble des lisières encore actives afin de circonscrire le feu. »

 

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Préfète de la Drôme
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Bellegarde en Diois

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📍 Point de situation – 17h30 – Incendie du massif du Claps – Bellegarde-en-Diois
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📍 Situation générale
👉🏻 Le feu est stable à 240 hectares brûlés. Il n’a pas progressé au cours de la journée. À ce stade, il n’est pas encore fixé,mais son évolution est très limitée grâce à l’engagement continu des secours.
[L’estimation des hectares brûlés a été légèrement revue à la baisse ce jour grâce à une analyse plus fine réalisée par l’avion de reconnaissance Beechcraft « Bengale » de l’État, ce matin et qui a permis d’affiner la cartographie des zones effectivement brûlées.]
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🚒 Une mobilisation soutenue
369 sapeurs-pompiers restent engagés, appuyés par des renforts des zones Sud-Est, Sud et Hauts-de-France.
La Sécurité civile poursuit son appui avec des bulldozers pour créer des pistes d’accès indispensables à la progression des équipes.
✈️ Un dispositif aérien significatif
Les moyens aériens ont joué un rôle déterminant tout au long de la journée :
1 hélicoptère Puma ;
2 hélicoptères bombardiers d’eau de type Écureuil ;
1 intervention du Dash ce matin avec un largage de retardant.
Ces moyens permettent de traiter les reprises situées dans les secteurs les plus difficiles d’accès.
🌙 Le dispositif reste pleinement mobilisé cette nuit
👉🏻 Les 369 sapeurs-pompiers demeurent engagés. Le dispositif est maintenu sans modification afin d’assurer :
1️⃣ une surveillance active du massif ;
2️⃣ le traitement des points chauds ;
3️⃣ la poursuite du traitement des lisières.
🎯 Perspectives
Les équipes espèrent circonscrire le feu dans les prochaines heures, si conditions favorables
📌 Point de situation – de mi journée| Incendie du massif du Claps Bellegarde-en-Diois
Point presse du Lieutenant-colonel Alain Pradon
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🚨 Situation actuelle
Le feu a parcouru environ 240 hectares. Cette estimation a été légèrement revue à la baisse grâce à une analyse plus précise réalisée par l’avion de reconnaissance Beechcraft « Bengale » de l’État, qui a permis d’affiner la cartographie des zones réellement brûlées.
Le périmètre de l’incendie n’est pas encore fixé. Des points chauds persistent, notamment sur le flanc gauche.
🌬️ La vigilance reste de mise : le vent annoncé cet après-midi pourrait favoriser une reprise de la propagation sur la lisière droite en direction de Charens.
🚒 Des moyens importants restent engagés
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➡️ Plus de 380 sapeurs-pompiers sont mobilisés, dont 250 renforts venus d’autres départements (Savoie, Rhône et zone Sud).
✈️ Moyens aériens :
• 1 hélicoptère lourd Puma
• 2 hélicoptères Écureuil bombardiers d’eau
• 1 Dash 8 effectuant des largages de retardant
Les hélicoptères réalisent des rotations toutes les 4 à 5 minutes depuis les retenues d’eau situées à proximité du chantier. Le Dash 8 se ravitaille au pélicandrome de Valence.
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⚠️ Les principales difficultés
• Des températures en hausse et une baisse de l’humidité attendue.
• Un terrain particulièrement difficile d’accès, nécessitant l’ouverture de pistes par les bulldozers de la Sécurité civile, avec l’appui de propriétaires privés.
• Un important travail de traitement des lisières se poursuit au sol à l’aide de lances, pelles et râteaux.
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🔥 Actions menées
Des feux tactiques ont été réalisés hier et durant la nuit sur le flanc droit, dans le secteur de Beaumont, afin de réaligner les lisières.
Environ 3 à 4 hectares ont été volontairement brûlés dans ce cadre. Ces secteurs sont désormais considérés comme stabilisés, à ce stade.
🏘️ Situation dans les communes
• Bellegarde reste la commune la plus impactée.
• Charens est concernée de manière limitée.
• Beaumont demeure sous surveillance.
Bonne nouvelle : les habitants évacués du haut de Beaumont ont pu regagner leur domicile ce matin.
À ce stade, le feu ne s’est pas propagé au-delà des limites actuellement connues.
🎯 Objectif de la journée
Les équipes poursuivent leurs efforts pour traiter l’ensemble des lisières encore actives afin de circonscrire l’incendie avant le renforcement des conditions météorologiques annoncé dans les prochaines heures.
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🩹 Bilan humain
Quatre sapeurs-pompiers ont été blessés :
• 2 blessés légers hier (un coup de chaleur et une blessure à l’œil).
• 2 blessés lors du retournement d’un camion-citerne.
Leur état est jugé rassurant.
🙏 Merci à l’ensemble des sapeurs-pompiers, du personnels , des forces engagées, des élus, des partenaires et des habitants pour leur mobilisation, leur solidarité et leur vigilance.
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🔥 Pendant que la France brûle, ouvrons enfin le vrai débat sur nos forêts.
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Bellegarde en Diois

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Plus de 115 000 hectares sont déjà partis en fumée cet été. Des milliers de personnes ont été évacuées, des agriculteurs ont perdu leurs récoltes, leurs animaux, parfois leur outil de travail. Face à ces drames, les mêmes explications reviennent : les pyromanes, les imprudences, le manque de débroussaillement…
Oui, les départs de feu sont souvent d’origine humaine. Mais cela n’explique pas pourquoi certains incendies deviennent aujourd’hui de véritables mégafeux impossibles à arrêter.
La vraie question est ailleurs : dans quel état avons-nous mis nos forêts ?
Depuis plusieurs décennies, une partie de la forêt française est gérée selon une logique de production industrielle. Des peuplements très homogènes, souvent composés de résineux à croissance rapide, ont été développés pour répondre aux besoins de la filière bois.
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Aujourd’hui, près de la moitié des peuplements forestiers français sont constitués d’une seule essence. Les plantations forestières représentent environ 2,1 millions d’hectares, dont près de 80 % sont des résineux.
Le problème n’est pas le résineux en lui-même. Le pin maritime, le douglas ou l’épicéa ont toute leur place selon les territoires. Le problème, c’est lorsque l’on remplace des forêts diversifiées par des peuplements uniformes, parfois sur de très grandes surfaces.
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Les scientifiques montrent que les forêts mélangées sont généralement plus résistantes aux sécheresses, aux maladies et aux épisodes climatiques extrêmes. Elles stockent mieux l’eau, créent davantage de fraîcheur et sont souvent plus résilientes face aux incendies.
Autre sujet qui mérite un vrai débat : les coupes rases.
Selon une étude de l’association Canopée, 87 % des projets financés par le plan France Relance concernaient des coupes rases, avec des replantations majoritairement en monoculture. Ces conclusions sont discutées par une partie de la filière, mais elles interrogent sur l’utilisation de l’argent public et sur le modèle forestier que nous voulons encourager.
À cela s’ajoutent des sécheresses de plus en plus longues, des canicules plus fréquentes et des vents violents. Le changement climatique est une réalité. Mais la manière dont nous gérons nos forêts l’est tout autant.
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Nous ne pouvons plus nous contenter de dire que « c’est la faute du climat ». Le climat augmente le risque. Nos choix d’aménagement du territoire peuvent l’aggraver… ou le limiter.
🌳 Nous avons besoin de forêts plus diversifiées.
🌳 Nous avons besoin de préserver les sols.
🌳 Nous avons besoin de développer l’agroforesterie.
🌳 Nous avons besoin de restaurer le cycle de l’eau.
🌳 Nous avons besoin de donner davantage de moyens à la prévention et à la gestion forestière.
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La forêt n’est pas seulement une ressource économique.
C’est un patrimoine vivant, un réservoir de biodiversité, un puits de carbone, un climatiseur naturel et un bien commun.
Si nous voulons éviter que les mégafeux deviennent la norme, il faudra avoir le courage de remettre en question certains modèles de gestion et de construire des forêts capables de résister au climat de demain.
Le débat mérite mieux que des slogans. Il mérite des faits, de la science… et une véritable vision à long terme.
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Vous n’êtes ni pompiers, ni paysan.ne.s équipés de tonnes à eau ou à lisier, ne savez pas comment faire pour aider
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Parce que vous n’êtes pas dans les boucles solidaires locales fabuleuses qui se sont mises en place pour aider les victimes des feux ?
Peut-être alors que là où vous pourrez être les plus utiles sera dans un centre de secours pour la faune sauvage, ou auprès d’une des associations qui y sont coordonnées.
Dans le Sud, en dehors des plus connues comme la LPO, beaucoup passent un peu sous les radars. Ca ne veut pas dire qu’elles sont moins utiles ou moins fiables, mais simplement que les moyens ne sont pas forcément mis sur leur visibilité, mais sur l’action. Et dans des périodes de crise extrême comme celle-ci, elles ne savent plus ou donner de la tête et manquent cruellement de bras et d’énergie – de dons en argent ou en nature, aussi – pour faire face à l’afflux considérable d’animaux blessés, affamés, assoiffés qui s’accumulent depuis la vague de chaleur de mai, la sécheresse et les incendies qui l’ont suivie.
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De plus, en dehors de la faune victime de ces conditions extrêmes, on continue d’y trouver celle victime des collisions sur terre ou en mer, accrues par le tourisme et la façon de le faire (le nautisme marin motorisé de loisir est une calamité, notamment, mais ce n’est pas la seule liée au manque de considération pour les espèces sauvages).
Voici deux exemples d’assos engagées qui apprécieraient ce soutien:
SOPTOM-CRCC, spécialisée dans les reptiles et en particulier les tortues : https://www.facebook.com/soptomcrcc
Les reptiles et amphibiens comptent en effet, par leur faible mobilité, parmi les vertébrés sauvages les plus atteints par les incendies.
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Merci à Bo Anaïs – qui ne fait pas semblant d’être sur le terrain- pour le tuyau concernant ces deux structures.
En Gironde, l’asso Wany The Pooh est habilitée pour le transport des animaux blessés: https://wanythepooh.com/
Et, pour les autres régions, vous pouvez vous rapprocher de vos associations locales ou repérer les centres locaux sur le site du Réseau Soins Faune Sauvage: https://www.reseau-soins-faune-sauvage.com/
Merci d’avance à celles et ceux qui feront tourner ces infos. Ce sera toujours plus efficace que des images attendrissantes d’animaux dans les cendres générées par IA.

Photo: un orvet, brulé pendant l’incendie dans les landes de Locarn, en Bretagne, en avril 2025 (oui, en avril, et oui en Bretagne, va falloir malheureusement s’y habituer).

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MCD
Le média citoyen des Dioises et des Diois
04 75 21 00 56

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