Le nombre des migrants morts en ayant tenté de rejoindre Ceuta grimpe à 77…
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Des milliers de migrants ont rejoint l’enclave espagnole dans la nuit de jeudi à vendredi. 70 000 seraient déjà rentrés au Maroc mardi.
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La situation des enfants est «intenable» selon le dirigeant de l’enclave
La situations des enfants qui sont restés à Ceuta après leur arrivée la semaine dernière est «intenable», a alerté mercredi le dirigeant de l’enclave espagnole située sur la côte nord-africaine, Juan Jesús Vivas, demandant de l’aide au reste de l’Espagne.
«En ce moment, le taux d’occupation des centres d’accueil pour mineurs de Ceuta est de 2600% au-dessus de sa capacité critique», a déclaré Juan Jesús Vivas lors d’une interview à la télévision publique espagnole, estimant à environ 1100 le nombre de mineurs présents dans la ville autonome.
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Ceuta «ne dispose d’aucun espace supplémentaire» et «subit une pression très forte» pour prendre en charge ces mineurs, a pointé de son côté le préfet de la région, Miguel Ángel Pérez Triano. «La situation est absolument intenable», a mis en garde Juan Jesús Vivas, membre du Parti populaire (droite). Selon le préfet, la police espagnole a déjà procédé à l’enregistrement de 528 mineurs, redirigés ensuite vers des centres d’accueil.
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Le nombre des migrants morts en ayant tenté de rejoindre Ceuta grimpe à 77
Le nombre des migrants morts en ayant tenté de rejoindre le territoire espagnol de Ceuta depuis le Maroc la semaine dernière a grimpé à 77, a indiqué mardi une commission de spécialistes en médecine légale.
Un précédent bilan officiel côté espagnol faisait état de 72 migrants ayant péri, principalement au cours de noyades en mer Méditerranée.
Une commission espagnole de spécialistes en médecine légale, composée de médecins légistes et d’experts de la Garde civile, a indiqué dans un communiqué que les autorités de Ceuta avaient repêché 79 corps en mer. Mais deux d’entre eux ont été récupérés le 29 juillet et tôt le 30 juillet, avant l’arrivée massive de migrants dans l’enclave, ce qui porte le bilan à 77, a ajouté le communiqué.
Le bilan humain s’alourdit à 75 morts
Le nombre des migrants morts en ayant tenté de rejoindre Ceuta la semaine dernière a grimpé mardi à 75, a annoncé la préfecture de cette enclave espagnole à l’AFP.
Un précédent bilan officiel côté espagnol faisait état de 72 migrants ayant péri, principalement au cours de noyades en mer Méditerranée.
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Dimanche, le ministère marocain de l’Intérieur avait annoncé que 11 personnes avaient perdu la vie sur le versant marocain de la frontière avec l’Espagne, s’ajoutant ainsi au bilan dressé par les autorités espagnoles.
Dans le détail, dix personnes se sont noyées tandis que la onzième a chuté d’une zone rocheuse entre la ville marocaine frontalière de Fnideq et Ceuta, avait précisé un porte-parole du ministère marocain, Rachid El Khalfi, soulignant que Rabat se coordonnait avec Madrid pour vérifier ce comptage et contribuer à l’identification des corps retrouvés du côté espagnol.
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Après le chaos de la crise migratoire, l’UE montre un visage solidaire
Faire retomber la température: les Européens ont cherché mardi à enterrer la hache de guerre après la crise migratoire à Ceuta et les vives tensions diplomatiques qu’elle a provoquées.
L’afflux de dizaines de milliers de personnes dans cette enclave espagnole d’Afrique du Nord «nous a mis à l’épreuve», a souligné le commissaire européen chargé des questions migratoires, Magnus Brunner. «C’était une crise, mais heureusement, elle est désormais derrière nous», a-t-il souligné à l’issue d’un échange entre les 27 pays de l’UE.
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L’incident est clos: voilà le message que l’UE et ses États membres ont essayé de relayer après une réunion d’urgence entre ministres de l’Intérieur. Durant plus de trois heures, ces responsables sont revenus sur l’épisode de Ceuta, qui a mis en lumière les fragilités de la coopération européenne sur les questions migratoires.
«Tous les États membres, tous sans aucune exception, ont marqué leur solidarité avec l’Espagne», a souligné le ministre français Laurent Nuñez. Une démonstration d’unité qui contraste nettement avec les vives tensions apparues au plus fort de la crise.
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Le nombre de migrants morts grimpe à 75
Le nombre de migrants morts en ayant tenté de rejoindre Ceuta la semaine dernière a grimpé mardi à 75, a indiqué la préfecture de cette enclave espagnole à l’AFP.
Un précédant bilan officiel faisait état de 72 migrants décédés, principalement lors de noyades en mer Méditerranée.
Les images de migrants gagnant la semaine dernière Ceuta à pied ou à la nage ont été abondamment relayées, provoquant une crise migratoire inédite dans l’enclave et de vives tensions diplomatiques au sein de l’Union européenne.
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«L’espace Schengen n’a jamais été en danger», affirme Madrid
«En aucun cas l’espace Schengen n’a été compromis dans cette crise», a-t-il affirmé lors d’un point presse à Madrid, en réponse aux vives critiques de plusieurs dirigeants européens sur cette situation inédite à Ceuta. «L’espace Schengen n’a jamais été en danger, pas même en danger minimal», a-t-il ajouté.
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Les ministres européens de l’Intérieur, réunis mardi en «réunion informelle» après l’afflux inédit de dizaines de milliers de migrants à Ceuta, enclave espagnole en Afrique du Nord, ont «convenu» que l’espace Schengen n’était pas «le problème», selon le ministre français Laurent Nuñez.
«Tous et toutes ont convenu que la question de l’espace Schengen n’était pas vraiment le problème, mais plutôt la solution», a-t-il affirmé à la presse, regrettant par ailleurs les «dissensions» apparues au sein de l’UE après cette crise «puisqu’un certain nombre de pays qui pratiquent l’ingérence étrangère (…) savent utiliser les positions divergentes des uns et des autres pour finalement attaquer l’Union européenne».
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Le nombre estimé de migrants grimpe à 72 000
Au moins 72 000 migrants sont entrés illégalement la semaine dernière dans l’enclave espagnole de Ceuta, dont 70 000 sont déjà rentrés au Maroc, a assuré mardi le ministre espagnol de l’Intérieur.

Le dernier chiffre communiqué par le gouvernement espagnol à Madrid faisait état jusque-là de 50 000 migrants entrés illégalement sur le sol espagnol, dont «la quasi-totalité» était déjà repartie au Maroc.
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Une réunion d’urgence concernant Ceuta divise les pays européens
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, dont le gouvernement défend une approche ouverte en matière migratoire, a répliqué par une lettre adressée aux chefs des institutions européennes.
Dans cette missive, le leader espagnol critique vertement l’attitude «égoïste» de ces pays de l’UE, et réclame une réunion d’urgence à 27. Quelques heures plus tard, contre-missive de 22 pays, emmenés par l’Italie, le Danemark, l’Allemagne ou la Hongrie, appelant eux aussi à une visioconférence d’urgence. Mais avec un objectif bien différent: continuer à défendre leur ligne de fermeté sur l’immigration. La France ne s’est pas associée à cette initiative, estimant qu’elle revenait à instrumentaliser la situation dans l’enclave espagnole. Tout en soulignant que l’immense majorité des migrants ayant franchi la frontière avaient déjà été reconduits au Maroc.
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L’appel entre ministres de l’Intérieur, prévu mardi à 10H00, sera-t-il donc un moment de clarification? De confrontation? Lors d’une réunion entre ambassadeurs lundi l’Espagne a, selon une source diplomatique, déjà «exprimé sa frustration sur le manque de solidarité» venant de certains pays de l’UE. Plusieurs Etats membres se sont interrogés en retour sur le signal envoyé par Madrid, estimant que certaines mesures adoptées récemment par l’Espagne avaient pu donner l’impression que «les portes étaient ouvertes».
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s’est en tout cas réjouie que l’échange de mardi puisse avoir lieu, plaidant pour une «réponse européenne commune» pour «renforcer les frontières». Parmi les pistes évoquées: «une surveillance accrue» et un recours plus poussé à «des barrières physiques».
Au cours des derniers mois, Bruxelles a déjà nettement durci ses règles en matière d’immigration, autorisant notamment ses Etats membres à envoyer des déboutés d’asile dans des centres en dehors des frontières de l’UE, les fameux «hubs de retour»
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L’Espagne réaffirme sa souveraineté sur Ceuta
L’Espagne a souligné lundi que sa souveraineté sur l’enclave de Ceuta était «incontestable», après que des dizaines de milliers de migrants ont pénétré illégalement sur ce territoire nord-africain depuis le Maroc.
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Madrid s’est abstenue de critiquer Rabat sur les arrivées massives de la semaine dernière, interprétées par certains analystes comme un moyen pour le Maroc de faire pression sur l’Espagne. Ceuta et Melilla sont revendiqués par le royaume chérifien.
«Le fait que Ceuta et Melilla fassent partie intégrante du territoire espagnol est incontestable, aux yeux du monde entier», a stipulé lundi le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, lors d’une intervention télévisée.
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Selon Madrid, la «quasi-totalité» des quelque 50 000 personnes ayant franchi illégalement la frontière jeudi et vendredi – surtout des jeunes Marocains – ont depuis été renvoyées au Maroc. Le délégué du gouvernement local de Ceuta, Miguel Angel Perez Triano, a déclaré lundi que le nombre de personnes se trouvant encore à Ceuta était estimé à 2500.
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Pedro Sanchez après la crise de Ceuta
La crise migratoire à Ceuta expose le premier ministre espagnol Pedro Sanchez à des critiques venues de plusieurs pays de l’Union européenne.
Les images de 50 000 migrants traversant à pied ou à la nage la frontière entre le Maroc et l’Espagne, largement relayées par la droite et l’extrême droite, ont mis le gouvernement espagnol sous pression.

La réunion mardi en visioconférence des ministres de l’Intérieur de l’Union européenne devrait ainsi voir l’exécutif à Madrid confronté au mécontentement de nombreux pays, dont l’Italie de Giorgia Meloni, qui a mis en cause Pedro Sanchez pour son supposé laxisme aux frontières et sa politique migratoire d’accueil.
Outre-Atlantique, Donald Trump a jugé que les images de l’enclave espagnole de Ceuta ressemblaient à «l’invasion d’un pays», accusant l’Espagne de mener des «efforts délibérés» ayant favorisé cette immigration clandestine.
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«La frontière espagnole est ouverte, on peut passer sans papiers»
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Une mobilisation spontanée sur les réseaux sociaux a alimenté l’afflux migratoire de dizaines de milliers de jeunes Marocains découragés par l’absence de perspectives d’avenir.

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Von der Leyen veut une «réponse européenne commune» après Ceuta
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a appelé lundi à trouver une «réponse européenne commune» pour consolider les frontières du bloc, après la crise migratoire de Ceuta et les tensions diplomatiques qu’elle a suscitées.
«Cet épisode montre clairement que nous devons aller plus loin pour renforcer nos frontières aux points les plus sensibles», a-t-elle écrit dans une missive adressée au Premier ministre espagnol Pedro Sanchez et consultée par l’AFP.
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Parmi les pistes évoquées: «une surveillance accrue et, lorsque cela est nécessaire, l’utilisation de barrières physiques».
La cheffe de l’exécutif européen souligne toutefois que «la protection de l’ensemble de nos frontières extérieures constitue une responsabilité européenne partagée».
L’afflux inédit de migrants, entrant de force dans l’enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord, a en effet provoqué de très vives tensions entre les 27 pays de l’UE.
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Milei accuse Sanchez d’utiliser les migrants pour «perpétuer sa tyrannie»
Le président ultralibéral argentin Javier Milei a accusé dimanche sans preuve le premier ministre espagnol Pedro Sanchez de se servir de l’arrivée de migrants pour «les naturaliser» puis obtenir leurs suffrages pour «perpétuer sa tyrannie», alors qu’il était interrogé sur la crise migratoire de Ceuta.
Des dizaines de milliers de personnes ont afflué de manière inédite ces derniers jours dans cette enclave espagnole frontalière du Maroc. «Dans le cas de l’Espagne, (Pedro) Sánchez utilise ces migrants pour les naturaliser et les faire voter pour lui, afin, disons, de perpétuer sa tyrannie», a déclaré le président argentin dans un entretien accordé à la chaîne de télévision LN+.
Le président américain Donald Trump, allié de Javier Milei, et l’extrême droite européenne se sont aussi emparés des images de Ceuta pour défendre leur politique anti-immigration et attaquer leurs adversaires de gauche. «Si nous ne sommes pas au pouvoir, notre pays sera envahi à des niveaux qui feront passer ce qui arrive en Espagne pour de la gnognotte», a notamment déclaré le président américain, parlant d’une «invasion».
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Madrid compte 72 morts, Rabat 11
Le ministère de l’Intérieur marocain a donné dimanche un premier bilan des migrants morts en tentant de rejoindre illégalement ces derniers jours l’enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc, estimant que 11 personnes avaient perdu la vie sur le versant marocain de la frontière, Madrid recensant au moins 72 morts.
Dix personnes sont décédées par noyade tandis que la onzième a chuté d’une zone rocheuse entre la ville marocaine frontalière de Fnideq et Ceuta, a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Rachid El Khalfi, soulignant que le Maroc se coordonne avec l’Espagne pour vérifier le décompte et contribuer à l’identification des corps retrouvés du côté espagnol.
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«Des dizaines de disparus»
Le ministère marocain a annoncé 40’000 «tentatives» de franchissement irrégulier de la frontière vers Ceuta et que 1135 personnes ont cherché à rejoindre l’autre enclave espagnole de Melilla, située à 400 kilomètres plus à l’est. Toutes les personnes arrivées à Melilla ont été renvoyées immédiatement sur le territoire marocain. Selon Madrid, plus de 60’000 personnes ont réussi à atteindre Ceuta ces derniers jours mais la quasi-totalité a été aussitôt renvoyée vers la ville marocaine voisine, Fnideq.
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Selon l’Association marocaine des droits humains (AMDH), le bilan atteint «près de 130 victimes» avec «des dizaines de disparus» tandis que l’Observatoire du nord des droits humains (ONDH), basé dans la région de Fnideq, estime qu’il «pourrait avoisiner les 100 morts, sans compter les dizaines de disparus».
Les autorités marocaines critiquées pour leur silence
L’Observatoire du nord des droits de l’Homme (ONDH) «dénonce l’absence de communication officielle marocaine clarifiant la réalité des faits, fournissant un bilan précis des victimes, des disparus et des blessés, et expliquant la manière dont les différentes phases des événements ont été gérées».
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Selon l’association, «ce silence constitue (…) un mépris du droit de la société à l’information et du droit des familles à la vérité».
L’ONG demande également «la mise en place d’un dispositif humanitaire d’urgence pour identifier les corps des victimes». Madrid a recensé au moins 72 morts côté espagnol parmi les milliers de personnes arrivées à la nage ou à pied en marchant sur des rochers.
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Une ONG marocaine réclame une enquête indépendante
L’Association marocaine des droits humains (AMDH) a appelé samedi à l’ouverture d’une enquête indépendante afin de faire «toute la lumière» sur les causes de l’afflux inédit de migrants survenu entre la ville marocaine de Fnideq et Ceuta.
Des dizaines de milliers d’émigrants, majoritairement de jeunes Marocains, ont rejoint illégalement ces derniers jours l’enclave espagnole de Ceuta, dans le nord du Maroc, après la propagation d’une rumeur annonçant l’ouverture de la frontière.
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Elle a condamné «le silence inquiétant des responsables et des institutions» du pays – qui n’ont toujours pas réagi publiquement à la crise – estimant que ce mutisme a contribué à créer l’énorme afflux de gens cherchant à émigrer.
Réunion mardi des ministres de l’Intérieur de l’UE
Les ministres de l’Intérieur des pays de l’UE se réuniront mardi en visioconférence afin d’échanger «sur les développements à Ceuta», a annoncé l’Irlande, qui assure la présidence tournante de l’UE, samedi.
Par missives interposées, l’Espagne, puis un groupe de 22 pays, dont l’Italie et le Danemark, ont tour à tour réclamé cette réunion afin d’échanger sur la crise migratoire dans cette enclave espagnole et les tensions diplomatiques qui en ont suivi.
La quasi-totalité des dizaines de milliers de migrants entrés illégalement dans l’enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord, sont retournés au Maroc samedi, a assuré Madrid.
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Les migrants renvoyés racontent leur désillusion
Un «rêve brisé», parmi les milliers de candidats à l’émigration, en majorité Marocains, renvoyés de Ceuta après avoir franchi illégalement la frontière entre la ville marocaine de Fnideq et l’enclave espagnole, beaucoup reviennent dépités et déconseillent une telle aventure.
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Rencontré par une équipe de l’AFP samedi matin, Mohamed Nias, 23 ans, les pieds nus, encore essoufflé, raconte être passé dans l’enclave par la mer, «comme je sais bien nager».
À Ceuta, il dit n’avoir subi que «souffrance et racisme». «Je n’ai rien mangé depuis (jeudi), alors qu’en fait, je vis avec dignité dans mon pays», réalise après coup ce vendeur dans un magasin de fruits et légumes à Tanger, la métropole à 70 km de là.
A d’autres éventuels candidats à l’exil, celui qui avait déjà tenté sa chance en 2021, lance: «n’allez jamais là-bas, vous allez juste souffrir».

Youssef, un maître-nageur de 27 ans, refoulé de Ceuta, trouve que «finalement, il n’y a pas mieux que le Maroc», après sa «mauvaise expérience» de l’autre côté.
Les habitants de Ceuta étaient «racistes, je suis resté deux jours sans manger, ils ont fermé tous les commerces pour nous affamer», assure-t-il, pendant qu’une petite foule scande: «vive le Maroc, vive le roi».
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«Une visioconférence d’urgence» demandée par 22 pays européens
Vingt-deux dirigeants de l’Union européenne, dont la Première ministre italienne et le chancelier allemand, ont demandé samedi une «visioconférence d’urgence» des ministres européens de l’Intérieur pour évaluer et répondre à la situation créée par l’entrée illégale de milliers de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta
«Nous ne pouvons permettre que des franchissements massifs et incontrôlés, l’instrumentalisation des migrations ou d’autres menaces hybrides donnent le sentiment qu’il est possible d’entrer illégalement dans l’Union européenne. Et qu’une entrée illégale puisse ensuite se transformer en séjour légal», estiment les 22 signataires d’une lettre ouverte.
«Les événements de ces derniers jours exigent une réponse européenne immédiate et coordonnée», disent-ils dans cette lettre adressée à la présidence irlandaise de l’UE, au président du Conseil européen Antonio Costa et à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.
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