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Manifestations en France
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La mairie de Paris déplore un «manque de moyens» policiersLa France mesure l’ampleur des dégâts après une journée chaotiqueAu total 1200 interpellations, 150 policiers et gendarmes blessés

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Lycéens et autres mouvements de contestation appellent à manifester ce samedi contre la vie chère en France.

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Le feu est circonscrit à la mairie de Limoges

L’incendie volontaire qui a dévasté l’Hôtel de Ville de Limoges samedi après la manifestation est «circonscrit», a déclaré le préfet de la Haute-Vienne Maurice Barate dimanche sur LCI, précisant que les «pompiers sont en train d’éteindre les dernières braises».

L’hôtel de ville de Limoges en flammes lors des manifestations contre la vie chère du 17 octobre 2026, avec une fontaine au premier plan.
La partie historique du bâtiment, dont la toiture s’est effondrée, a été entièrement détruite.

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Rien à voir avec les manifestations : «C’est sciemment que le feu a été mis», a dénoncé le représentant de l’État en fustigeant «une horde sauvage» à l’origine du sinistre, qui a très lourdement endommagé l’édifice du 19e siècle, et de nombreux dégâts dans la capitale limousine.

La partie historique du bâtiment, dont la toiture s’est effondrée, est «quasi 100% détruite» à l’intérieur, seule la partie arrière de la mairie, moderne, ayant pu être préservée par les pompiers, a précisé le préfet.

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Dimanche matin, la façade, à l’architecture inspirée de l’Hôtel de Ville de Paris, était encore debout mais privée de son beffroi, avec de nombreuses vitres éclatées, l’ensemble donnant l’impression d’une coquille vide. «Vive la commune», lisait-on sur la margelle de la fontaine située devant l’édifice.

Environ 5000 personnes, dont plusieurs centaines d’individus «radicalisés  à l’extrême Droite et extrêmement violents» selon les autorités, ont participé à la manifestation organisée samedi dans la ville pour la mobilisation du 17 octobre.

De violents heurts ont opposé ces derniers aux forces de l’ordre, notamment devant la mairie quand elle a été prise pour cible, des individus brisant des vitres pour s’introduire à l’intérieur et mettre le feu.

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Une cellule interministérielle de crise se réunira à Matignon

Le premier ministre Sébastien Lecornu va présider dimanche à 19 h 00 une cellule interministérielle de crise, au lendemain des violences qui ont éclaté en marge des manifestations du 17-octobre, a annoncé Matignon.

Après les saccages et pillages de magasins dans plusieurs villes de France, cette réunion portera sur trois volets, «économie-commerce», «assurance» et «suivi judiciaire», a fait savoir Matignon, alors que des maires, notamment de Paris, Lyon, Marseille ou Limoges demandent des engagements de la part de l’exécutif.

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La mairie de Paris déplore un «manque de moyens» policiers

La première adjointe PS au maire de Paris, Lamia El Aaraje, a déploré dimanche «un manque de moyens» policiers pour mettre un terme aux scènes de pillages constatées samedi jusque dans la nuit dans de nombreux secteurs de la capitale.

Le bras droit du maire socialiste Emmanuel Grégoire a évoqué sur franceinfo «un niveau de violence que nous n’avons, je crois, jamais vu» à Paris.

«À l’évidence», a relevé la première adjointe, «les forces de l’ordre hier ont été débordées, notamment à certains endroits».

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Lamia El Aaraje, première adjointe de Paris, lors du lancement de la Convention citoyenne pour la protection des enfants à l’Hôtel de Ville de Paris, le 18 mai 2026.
La première adjointe PS au maire de Paris, Lamia El Aaraje.
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«Ce qui n’est pas acceptable, et c’est ce qui nous est remonté par ailleurs d’un grand nombre d’habitants qui nous appelaient désespérés, ou de commerçants qui nous appelaient en nous interpellant», a poursuivi la maire-adjointe, c’est que «méthodiquement», «des gens» ont parcouru «des rues entières en pillant, en saccageant».

Des habitants et commerçants ont interpellé la mairie en disant «mais où sont les forces de l’ordre ?», a assuré Lamia El Aaraje.

«Pour le coup il y a eu clairement, je dirais, un manque de moyens hier soir sur la capitale», «ce n’est pas acceptable de voir à l’image des gens saccager des commerces et s’en prendre physiquement» à des bâtiments, a-t-elle ajouté.

L’adjointe a rappelé qu’Emmanuel Grégoire, avec ses homologues de Marseille et Lyon, avait demandé à être reçu en début de semaine par le premier ministre Sébastien Lecornu. Sans réponse «à ce stade», a-t-elle indiqué.

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Tondelier appelle à la «démission» du ministre de l’Intérieur

La patronne des Écologistes, Marine Tondelier, a jugé dimanche que le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez n’avait «pas d’autre issue» que la «démission», l’accusant d’avoir été «incapable de prévoir un dispositif adéquat» pour prévenir les violences en marge des manifestations du 17 octobre.

«Laurent Nuñez est manifestement dépassé par la situation, dont il a clairement sous-estimé l’ampleur», a jugé sur X la candidate à la présidentielle, arguant que «des villes entières» ont été «abandonnées aux casseurs», «pendant que des manifestants pacifiques étaient violentés».

Dans une publication sur X samedi, le Rassemblement national avait lui estimé que «dans une démocratie normale, Laurent Nuñez aurait déjà démissionné».

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La France mesure l’ampleur des dégâts après une journée

La France constate l’ampleur des dégâts dimanche matin après les violences, les pillages et le chaos qui ont éclipsé la mobilisation contre la «vie chère», à six mois de la présidentielle.

Les scènes d’insurrection, parfois au cri de «Révolution», ont paru plus intenses que les émeutes de 2023, mais aussi que les journées d’action des gilets jaunes en 2018-2019, selon des reporters de l’AFP sur le terrain.

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Dans les rues de Paris comme dans celles des principales villes du pays, des centaines d’institutions et de commerces ont été pris pour cible, laissant des rues entières jonchées de débris et de carcasses de deux-roues brûlés en centre-ville.

Dimanche au petit matin à l’approche du centre de Paris, les stigmates de la dévastation sont nombreux: vitrines brisées, monticules où ont été brûlés des vélos et des scooters, magasins dépouillés dans le quartier de République ou sur les Grands boulevards, et qui pour certains d’entre eux sont comme éventrés.

À rebours de ce spectacle de désolation, certaines terrasses commençaient à être proprement installées comme si de rien n’était.

Un éboueur à pied d’œuvre pour changer les poubelles, lâche dans un sourire: «A République, c’est le bordel».

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Au total 1200 interpellations, 150 policiers et gendarmes blessés

Le premier ministre français Sébastien Lecornu a annoncé samedi soir que 1200 personnes avaient été à ce stade interpellées et 150 policiers et gendarmes blessés en France lors des violences en marge des manifestations du 17 octobre, estimant que c’est «un miracle que le bilan ne soit pas plus lourd».

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Un policier couvert de peinture marche près d’un incendie lors de la manifestation contre la vie chère à Montpellier, le 17 octobre 2026.
La journée du 17 octobre a été émaillée de violence en France.
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Après la journée de mobilisations émaillée par les violences, «c’est désormais le moment de choisir son camp», a lancé le premier ministre à l’adresse de La France insoumise, avec laquelle il a multiplié les passes d’armes depuis le début de la mobilisation lycéenne.

«Soit on est dans le camp de la République et donc des forces de l’ordre, de celles et ceux qui protègent les biens et les personnes et qui appliquent les lois, soit on est du côté des casseurs», a-t-il poursuivi, lors d’une visite auprès des forces de l’ordre mobilisées dans le centre de Paris, estimant être arrivé à un «point de non retour».

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850 000 manifestants en France dont 110 000 à Paris, en réalité !

Environ 550 000 personnes ont manifesté samedi en France, dont 110 000 à Paris, lors de la journée de mobilisation contre la «vie chère» et environ 400 personnes, «en majorité des majeurs», ont été interpellées, a annoncé Laurent Nuñez, qui a pointé la responsabilité «l’ultragauche» dans les actions violentes.

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Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez s’exprime face à la presse devant le collège Joseph-Lakanal à Aubagne le 12 octobre.
Le nouveau fascisme sans far et sans RN ? (TdG )
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S’exprimant devant la presse, le ministre de l’Intérieur, qui a dénombré 110 défilés samedi, a fait valoir qu’en marge des cortèges, s’étaient constitués «des groupes de casseurs – plusieurs centaines, plusieurs milliers parfois selon les lieux – à l’instigation très claire de l’ultragauche».

Laurent Nuñez a aussi estimé que des «délinquants d’opportunité» en avaient profité «pour s’en prendre à des commerces» et les «piller».

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Emmanuel Macron: «nous ferons tous bloc face aux semeurs de chaos»

Emmanuel Macron a déclaré samedi soir que ceux qui ont «cassé» et «pillé» lors des manifestations seraient «poursuivis et punis» et que le pays ferait «bloc face aux semeurs de chaos qui ne cherchent qu’à abattre nos institutions».

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Emmanuel Macron, visage grave, en costume sombre lors de la cérémonie d’accueil du président allemand à l’Arc de Triomphe, Paris.
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«Aucune place pour la violence dans notre République. Ceux qui ont cassé, attaqué les préfectures comme les commerces, pillés jusqu’à nos mairies, seront poursuivis et punis», a écrit le président français sur X.

«Nous ferons tous bloc face aux semeurs de chaos, qui ne cherchent qu’à abattre nos institutions et empêchent ceux qui expriment pacifiquement leurs revendications de le faire», a-t-il ajouté.

Le chef de l’État a par ailleurs dit le «soutien de la Nation aux forces de l’ordre, garantes du droit à manifester».

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«Ceux qui partagent notre combat n’ont rien à faire dans le pillage, le saccage», dit Mélenchon

«Ceux qui partagent notre combat n’ont rien à faire dans le pillage, le saccage», a averti samedi soir Jean-Luc Mélenchon alors que les violences se poursuivaient dans plusieurs villes de France, en marge des manifestations.

«Mon message est clair: ceux qui partagent notre combat n’ont rien à faire dans le pillage, le saccage. Quelles que soient les responsabilités du pouvoir et de ses incompétents et leurs violences, nous devons refuser de participer à des actions sans signification politique et contraire à nos méthodes», a martelé sur X le candidat insoumis à la présidentielle. LFI est accusée depuis le début de la mobilisation lycéenne par le gouvernement et ses adversaires politiques d’avoir attisé la colère.

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800 000 participants selon le bilan actualisé des organisateurs

Quelque 800 000 personnes ont participé aux actions et défilés partout en France samedi contre la «vie chère», selon un bilan actualisé diffusé par plusieurs organisations associées à cette mobilisation nationale.

Des milliers de manifestants défilent dans les rues de Paris le 17 octobre 2026 contre la vie chère, brandissant des pancartes lors d’une mobilisation nationale.

La CGT avait diffusé une première estimation de 500 000 participants à 17 h 00, mais a annoncé en soirée s’aligner désormais sur le chiffre de 800 000 participants retenu par les organisations de jeunesse, dont l’Union étudiante, et un site de gilets jaunes après les «remontées de plusieurs grandes villes, notamment Montpellier, Strasbourg, Lille, Bordeaux, Nantes et Marseille».

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Lecornu dénonce «une violence d’une extrême intensité» contre les forces de l’ordre

Sébastien Lecornu a apporté samedi «tout» son soutien aux forces de l’ordre «qui ont affronté une violence d’une extrême intensité» lors des violences en marge des manifestations du 17 octobre.

«Au moment où certains cherchent à jeter l’opprobre sur nos forces de l’ordre, je veux dire aux Français qu’ils peuvent être fiers de leurs policiers et de leurs gendarmes. Ils ont affronté une violence d’une extrême intensité pour protéger nos concitoyens et ils méritent tout notre soutien», a déclaré le Premier ministre sur X.

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«Les consignes données sont claires: empêcher les exactions, protéger les biens et les personnes, interpeller leurs auteurs et les déférer à la justice», a ajouté le chef du gouvernement, sous le feu des critiques de la gauche qui dénonce la stratégie du maintien de l’ordre des autorités.

En outre, il a assuré sa détermination «à aller jusqu’au bout des discussions» du projet de loi «casseurs-payeurs», dont l’examen démarre le 27 octobre au Sénat.

Avec ce texte, le gouvernement veut créer une responsabilité collective et faire réparer les dégâts à toute personne appartenant à un groupement ayant commis des dégradations, sans besoin de prouver qu’elle-même en est l’auteur. Et ce dans la limite de 10 000 euros.

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«Plus de 850 000» manifestants en France… par le presse étrangère ! 500 000 pour la CGT

«Plus de 500 000» personnes ont participé aux actions et défilés organisés partout en France samedi contre la «vie chère», selon la CGT, qui a appelé le gouvernement à «arrêter de réprimer» après les affrontements observés entre manifestants et forces de l’ordre.

Manifestation contre la vie chère à Paris le 17 octobre 2026, rassemblant près de 40 000 personnes dans les rues, avec pancartes et drapeaux français.
AFP

«Le gouvernement doit arrêter de réprimer et répondre immédiatement aux revendications sociales», a indiqué dans un message à l’AFP le syndicat, qui faisait partie des organisations ayant appelé à participer. Il salue une «nouvelle grande journée de mobilisation, la plus importante depuis la rentrée» avec «1750 rassemblements ou manifestations dans toute la France» et «plus de 500 000 manifestants» à 17 h 00.

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La mobilisation contre la vie chère en France

De Marseille à Paris, en passant par Lyon, de vives tensions et des affrontements nourris ont émaillé samedi la mobilisation nationale de «colère» contre la «vie chère», qui a réuni de nombreux manifestants dans toute la France, à six mois de l’élection présidentielle.

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Tondelier appelle à «revoir» le maintien de l’ordre en France

La patronne des Ecologistes et candidate à la présidentielle Marine Tondelier a appelé samedi le gouvernement à «revoir» sa doctrine du maintien de l’ordre, qui met en danger «manifestants et policiers», alors que les tensions se poursuivent en marge de plusieurs cortèges en France.

«J’en ai ras-le-bol de la doctrine de maintien de l’ordre dans ce pays. Il faut la revoir et vite, parce que ça finit par être une atteinte aux libertés publiques. Et en plus, ça met tout le monde en danger, les manifestants et les policiers», a déclaré Mme Tondelier depuis le rassemblement de la place de la République à Paris où ont éclaté des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants avant même le début de la manifestation.

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Etonam Ahianyo
Etonam Ahianyo– avec  l’ATS (Tribune de Genève )

 

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