Parution de « La montagne des possibles. Les acteurs du développement rural ».
Gilles Della-Vedova nous informe de la parution de son doctorat d’histoire « La montagne des possibles. Les acteurs du développement rural (Villard-de-Lans XIXe-XXIe siècles) » aux Presses universitaires de Grenoble.
Le canton montagnard de Villard‑de‑Lans, dans le Vercors, peut sembler en marge du développement rural. Mais cette image est‑elle juste ?
Gilles Della-Vedova se concentre sur la période 1830‑1930, et étudie le parcours d’hommes et de femmes de la société des Quatre‑Montagnes dans ses différentes composantes (bois, élevage, tourisme) pour comprendre comment le développement rural est à l’oeuvre dans ce canton reculé.
En explorant un siècle d’histoire, en étudiant la situation de milliers d’individus, il montre que le développement est aussi l’affaire des humbles, qui n’attendent pas les impulsions données par les notables. Il met en lumière le fait que le développement rural n’est pas imposé mais co‑construit et comporte une dimension collective majeure. Et qu’il ne passe pas par une spécialisation, ce qui permet au territoire de s’adapter en permanence.
Au‑delà de l’histoire locale, l’ouvrage pose un regard neuf sur les changements sociaux et économiques dans les espaces en altitude. Ceux‑ci sont‑ils des mondes engloutis ou des territoires émergents ?
Page de présentation du livre : https://www.pug.fr/produit/1848/9782706146503/la-montagne-des-possibles … et un extrait ici.
Des sentiers balisés au hors‑piste pour l’étude du développement rural
Monde englouti, précipité et disparu, sera-t-on tenté de penser en prenant connaissance du sous-titre de l’ouvrage. C’est tout l’inverse d’où le choix d’un titre qui élève plutôt qu’il n’abaisse. En effet, l’étude des mondes ruraux, pour s’en tenir au cas français, n’est pas porteuse de nostalgie mais d’actualité et de potentialité. Ouvrage d’histoire, ce texte pose en premier lieu la question du développement, terme qui a été retenu au détriment de celui de croissance, beaucoup trop économétrique. Il n’empêche que les étapes du développement, comme celles de la croissance hier, conservent une perspective linéaire, comme Rostow l’entendait. La trajectoire anglaise avec un passage obligé par l’industrie, de préférence dans des espaces de plaines, était considérée comme allant de soi jusque dans les années 1970, voire 1980. Les transformations dans le contexte de la mondialisation de l’outil productif, la tertiarisation des sociétés et, dans ce cadre, la relative bonne santé actuelle de certains territoires de montagne, bien que confrontés aux défis du changement climatique, invitent à poser un regard neuf sur les changements économiques dans les espaces en altitude. Ceux-ci sont-ils des mondes engloutis ou des territoires émergents ?Deuxièmement, et par voie de conséquence, il s’agit également de s’interroger sur la décision publique, dans une époque où la gouvernance est en train de remplacer le gouvernement, c’est-à-dire où le politique est profondément en voie de transformation. Se demander qui dirige, de quelle manière la décision est prise et comment elle est acceptée met la focale, pour finir, sur les acteurs de l’histoire. Les élites, supposément face au peuple, les locaux se différenciant des étrangers (et on sait que dans les mondes ruraux est étranger celui de la vallée d’à côté, voire de la commune voisine), et jusqu’aux conflits entre les générations… autant de catégories qui tentent d’analyser les mécanismes du changement.Pour atteindre ces questionnements généraux, c’est un passage par le bas qui est proposé, ce qui conduit à préciser le cadre géographique, chronologique mais également historiographique et épistémologique du sujet.La « montagne » dont il s’agit est celle du Vercors, un nom manipulé qui n’a cessé de s’élargir, comme cela sera indiqué au début du chapitre 6. Après tout, la dernière limite du Parc naturel régional du Vercors s’étend jusqu’à Sassenage, dans l’agglomération grenobloise. Cette dilatation signale bien qu’il est devenu un centre dont le rayonnement ne cesse de se renforcer. Pourtant, au début de notre période il y a près de deux siècles, la montagne est une périphérie, un angle mort. Comment le renversement a-t-il été possible ? Plus précisément, la « montagne » dont il sera question est la portion de territoire correspondant à la première délimitation du canton de Villard-de-Lans, c’est-à-dire les communes d’Autrans, Corrençon, Lans, Méaudre et Villard-de-Lans, avant que la deuxième et la troisième ne complètent leurs noms par l’ajout de « en Vercors » après la Seconde Guerre mondiale et avant que la première et l’avant-dernière ne fusionnent. Durant le siècle étudié, le nom communément utilisé était le « pays des Quatre montagnes » et, de manière moins fréquente « montagnes de Lans ». Il s’agit de la partie septentrionale du massif calcaire, lequel avec la Chartreuse, en Isère, précède l’ensemble alpin, si bien que les travaux des historiens qui se sont attachés à ce dernier sont utiles pour leurs perspectives comparatistes. On peut penser aux grands ancêtres géographes que furent André Allix, André Cholley ou Jean Miège. Plus tard, des historiennes prirent le relais comme Laurence Fontaine ou Anne-Marie Granet-Abisset pour la période contemporaine puis, plus récemment mais dans des directions totalement opposées, Dionigi Albera ou Antoine de Baecque. Le territoire d’analyse retenu peut également être défini non par des critères liés à la géographie physique mais par sa proximité par rapport aux ensembles urbains. Plus précisément, le canton de Villard-de-Lans est relativement proche de Grenoble, chef-lieu du département de l’Isère, une ville de garnison qui était un haut lieu pour l’activité de la ganterie avant d’être durablement concernée par la deuxième révolution industrielle. La relative proximité du canton à la ville, tout en étant situé dans un espace montagnard, questionne la relation ville/campagne selon le schéma classique de la modernité et de l’innovation. Notre hypothèse est que cette proximité permettra d’identifier peut-être plus finement les relais, les pivots, les interfaces entre les deux espaces de la ville et de la campagne. Peut-être pourra-t-on également jusqu’à évaluer la part des ruraux dans l’essor et les activités urbaines1. Enfin, le choix du canton de Villard-de-Lans a été retenu parce qu’il ne connaît pas le processus industriel, supposément obligatoire dans toute évolution pour parvenir au développement. Serions-nous donc dans un espace condamné au déclin de ses activités agricoles, chute renforcée par sa position en altitude et supposée enclavée ? Grimperions-nous dans un territoire vide, « sans histoire », comme le formule Marius Carle, un notable lyonnais au début du xxe siècle ? Pourtant, si l’industrie est absente, une précoce activité tertiaire se déploie autour du « système touristique » (Laurent Tissot). Un renversement s’opère : l’espace en retard ne serait-il pas en réalité pionnier ?Étudier un seul canton de montagne ne revient certainement pas à considérer qu’il s’agirait d’un isolat, un conservatoire des traditions. L’historien britan-nique Hobsbawn a bien montré que, comme en toute chose, il s’agissait d’une invention contemporaine. De même, l’idée d’une histoire toujours plus fine, de la région au canton en passant par le département, en attendant la grande synthèse, est une autre idole à repousser. La micro-storia des années 1980 se situe en héritage aux Annales lorsqu’elle s’écarte des « grands hommes », du politique et de l’événement ; elle s’en affranchit lorsqu’elle repousse les études quantitatives et quand elle fait d’un homme, un homme seul « au ras du sol » (Jacques Revel), le socle de toute une démonstration (Ménochio chez Carlo Ginzburg, Giovanni Battista Chiesa chez Giovanni Levi). La méthode retenue a consisté à mettre la focale sur un territoire à grande échelle (un canton) non pour apercevoir une autre réalité qui aurait échappé aux générations d’historiens antérieurs mais pour chercher une perspective augmentée de la compréhension des phénomènes par le biais d’une prosopographie des acteurs du développement rural.Vouloir donner un visage, ou plutôt vouloir étudier un objet par la myriade de facettes de celles et de ceux qui s’en emparèrent suppose une longue méthode d’approche. Pour restituer cette histoire, des entretiens biographiques furent une voie empruntée. Mais ce sont les matériaux de l’histoire sociale fine qui ont été convoqués. On pourra nommer ainsi toutes les sources nominatives autour d’une liste d’individus. Il y a par exemple les listes nominatives de recensement qui, dans le cas présent, furent dépouillées de 1896 à 1947 ou bien encore les actes de l’état civil – naissances, mariages, décès – qui furent également enregistrés sur des bases de données pour la période qui s’étend de 1835 à 1902. Les matrices cadastrales lors de leur confection en 1834 pour quatre communes, en 1857 lorsque Corrençon fut érigée au rang de commune par sécession d’avec Villard-de-Lans, puis les matrices rénovées à la veille de la Première Guerre mondiale permettent également une histoire sociale fine. À chaque fois, un numéro d’ordre était donné puis, par le croisement d’abord des recensements entre eux, des actes de l’état civil entre eux puis celui des premiers avec les seconds auxquels on ajoutait les matrices cadastrales, il a été possible d’opérer des fusions entre les numéros d’ordre par rapprochement des informations afin de voir se dessiner progressivement le visage des acteurs. Complété par d’autres sources nominatives comme des listes électorales ou les catalogues d’exposants au concours spécial de la race bovine de Villard-de-Lans qui s’est tenu entre 1893 et 1914, le croisement entre les données récupérées permettait une critique interne des documents en s’interrogeant sur les validités des informations contenues. De surcroît, des études quanti-tatives et qualitatives étaient possibles. À ces premiers fonds d’archives, il faut ajouter les autres sources fréquentées, certaines étant également des archives comme les fonds des notaires ou encore les riches fonds des différents services de l’Administration publique (séries M, O, P, Q, S, U…). Pour finir, de nombreuses sources imprimées furent dépouillées, qu’il s’agisse de revues traitant d’agriculture ou d’autres des débuts du tourisme. Ainsi, au détour des liasses d’archives ou de pages imprimées, quand l’identité d’une personne était indiquée, il était devenu largement possible de pouvoir la retrouver dans la base de données, de contextualiser sa présence dans les archives et de pouvoir ainsi entreprendre une prosopographie. Les deux pôles des archives nomina-tives et narratives s’enrichissaient mutuellement. Les biographies furent une étape essentielle avant de pouvoir entreprendre le travail de restitution que nous présentons ; les unes sont au cœur du texte, d’autres sont dans les notes infra-paginales. Celles qui furent les plus importantes en vue des démons-trations, mais qui prennent une place trop importante pour l’édition sont en annexe.Une telle masse de données à enregistrer avant de procéder aux opérations de recoupements, d’analyse puis d’une synthèse rédigée explique que la période examinée ne concerne qu’un siècle. Toutefois, les dates (vers 1830-vers 1930) ont du sens.D’une part, il s’agissait de commencer à un moment où les campagnes ont une force certaine qui s’exprime notamment par le nombre des habitants. Le maximum démographique des campagnes françaises est atteint quelques années avant le milieu du xixe siècle, et il faut attendre l’entre-deux-guerres pour voir en France la part des urbains dépasser celle des ruraux. De surcroît, l’objectif consistait à mesurer les remises en cause, les manifestations et les efforts produits par l’âge industriel dans notre région. Or, ce dernier n’apparaît pas uniquement à travers la fertilisation des sols grâce aux engrais mis au point par l’industrie chimique et il n’est pas repérable seulement via la mécanisation. L’ampleur des phénomènes en jeu que le concept de « révolution » voulait signifier est nettement plus ample : les manifestations techniques contiennent tout à la fois de changements économiques, des évolutions sociales et des glis-sements mentaux. L’âge industriel est également présent dans le nouvel élan de la propriété privée individuelle qui se déploie au cours du xixe siècle, dans les logiques de la spécialisation de la production dans le contexte de la recherche des meilleurs coûts de production comparés mais également dans l’irruption des villégiateurs oisifs au moment de l’année où le travail est particulièrement intensif dans des sociétés locales où on est actif pratiquement en permanence. 1830 et 1930 ont chacun leur cohérence tant à l’échelle nationale qu’à celle des Quatre-Montagnes. Le début de la monarchie de Juillet est un premier repère, précédé par la révision du Code forestier (1827) qui, dans ce territoire boisé, a une importance cruciale. Les changements opérés pour la composition des conseils municipaux, à suivre Christine Guionnet, furent une étape cruciale dans l’entrée en politique des Français. À l’échelle du département, le commencement des années 1830 correspond à la nomination d’un préfet particulièrement actif, aux débuts du conseil général et, à l’échelle locale, à l’ouverture à la réfection de la grande route reliant Villard-de-Lans à la plaine de l’Isère en passant par Sassenage ou bien à l’élaboration des cadastres napoléoniens dans le canton. Un siècle plus tard, le classement de Villard-de-Lans en station climatique le 21 août 1930 a pour intérêt de faire se rencontrer les deux échelles du « mondial » et du « local » avec l’apparition de nouvelles activités économique alors que la tertiarisation qui prend de l’importance, non pas à partir des villes comme on le perçoit trop rapidement mais au cœur d’un espace rural. À ce moment-là, dire que Grenoble étend son influence sur la montagne est réducteur car il serait tout aussi défendable d’affirmer que la ville ne peut exister que par la montagne. Le développement se mène de manière conjointe dans les deux espaces.Au bout du compte, le questionnement sur les sociétés rurales se retrouve synthétisé par le titre retenu pour ce livre. La « montagne » désignera cet espace géographique qui semble aisément repérable et singulier. Pourtant, elle est plurielle par ses sous-ensembles et par ceux qui la composent ; elle s’étend sur un piémont et dans les villes périphériques qui la prolongent. Elle n’est pas étudiée comme un isolat ni en tant que telle. Au contraire, elle a toute sa place dans l’histoire des voies du développement en France, et plus largement en Europe, depuis deux siècles, même quand elle ne passe pas par une phase et une période industrielle. Avec l’expression « des possibles », il s’agit de souligner la masse, l’accumulation et la somme. Ceci s’exprime à la fois par un effet de nombre qui interroge fondamentalement la représentation de la communauté villageoise pour en voir l’étendue, les composantes et les hiérarchies internes en même temps que les cohérences. Le questionnement porte également sur ceux/ce qui rend(ent) possible l’élaboration d’évolutions générales. Comme les différentes composantes de l’étagement montagnard qui font d’un massif un système, il conviendrait de dégager tout à la fois les différents piliers sur lesquels peuvent s’appuyer les acteurs locaux en voyant que ce sont leurs trajectoires insérées dans des ensembles familiaux, de statuts et d’appartenances géographiques qui leur permettent d’être parties prenantes du changement qui se produit, c’est-à-dire de faire l’histoire.De 1830 à 1930, l’histoire des acteurs du développement rural dans le canton de Villard-de-Lans peut s’opérer en deux grandes périodes. La première qui s’étire jusqu’en 1875 interroge le couple classique, et bien souvent tragique, de l’archaïsme versus la modernité. En un sens, le premier chapitre constitue un manifeste des ambitions de la thèse : passer par l’infiniment petit d’une vie fragile sans omettre la contextualisation, tenir en même temps l’étude de cas et la mise en situation, l’approche qualitative et l’étude quantitative. Il permet d’ouvrir la période autour de la grande question, qui est une constante dans le pays des Quatre-Montagnes, du rapport à la forêt et, plus largement, aux biens communaux. À cet effet, derrière le grand affrontement, le deuxième chapitre porte également sur les voies de l’accommodement. Les biens collectifs sont les arcs-boutants des exploitations familiales qui se développent également grâce à l’élevage. L’espace villardien n’est-il pas par excellence celui de la montagne à vaches ? Derrière cette évidence, nous pourrons démontrer que rien n’est donné ou naturel. Il y a une construction historique des bovins qui est à raconter. L’importance de cette question explique qu’elle serve de bascule avec la seconde partie qui, des années 1875 à 1930, dégage la construction d’un système agro-touristique. En effet, le chapitre 4 déconstruit ce que fut le concours spécial de la race bovine de Villard-de-Lans pour comprendre ce qui se joue derrière les « fameux comices » dont Gustave Flaubert assura la postérité moqueuse. Il précède une approche plus large et plus approfondie dans le chapitre 5, lequel dégagera l’unité et la belle vitalité rurale de la montagne. Si Stendhal, dont une des branches familiales remonte dans les « montagnes de Lans » est considéré comme celui qui introduit le mot « tourisme » dans la langue française, alors il faut aussi voir la constitution du système touristique dans le canton. À cet effet, le dernier chapitre correspond au « hors-piste » du titre de l’introduction car il explore une nouvelle dimension de la large inscription des acteurs locaux à ce que nous nommons modernité. En effet, plus qu’une participation, contribuant à un engagement et allant jusqu’à une impulsion, les sociétés locales s’engagent dans le système touristique. La montagne n’accouche pas d’une souris. Une nouvelle page du développement rural pouvait se rédiger.
Table des matières
Préface …………………………………………………………………………………….Page……………… 7
Remerciements …………………………………………………………………………………….. 11
INTRODUCTION GÉNÉRALE. Des sentiers balisés au hors‑piste pour l’étude du développement rural ………………13
PREMIÈRE PARTIELes faux‑semblants d’un archaïsme rural (du début des années 1830 au milieu des années 1870)
CHAPITRE 1. Une société en prise avec son environnement ? ………..25
Un cultivateur au ras du sol : les carnets de Louis Mure‑Ravaud (1817‑1852) …………………………………………..26
Louis Mure-Ravaud (v. 1777-1860) et sa famille …………………………………………. 27
Une exploitation insérée dans des courants d’échanges ……………………………… 30
Des réseaux et des hommes ………………………………………………………………….. 38
La diversité des produits en circulation ………………………………………………………. 42
Les sorties du bois sont une voie de développement ………………………………….. 43
La « voie lactée » ………………………………………………………………………………….. 48
Coudre des gants en sabots …………………………………………………………………… 52
Les mobilités humaines ……………………………………………………………………………… 59
Les échelles des déplacements ……………………………………………………………… 60
Un canton de passages …………………………………………………………………………. 65
Les hiérarchies sociales liées aux circulations ………………………………………….. 68
CHAPITRE 2.
Ces bois dont on se chauffe ………………………………………….. 75
Le développement dans le prétoire …………………………………………………………….. 76
Nul développement possible sans propriété ……………………………………………… 76
Les tensions héritées autour de la propriété …………………………………………….. 81
Le développement rural disputé …………………………………………………………….. 84
Scier la branche pourrie du développement ……………………………………………….. 89
Répression de la délinquance ………………………………………………………………… 90
Une rébellion forestière à Autrans en 1848 ……………………………………………….. 93
Déraciner la grande délinquance ……………………………………………………………. 100
L’accommodement forestier ………………………………………………………………………. 103
Aperçus sur les personnels forestiers …………………………………………………….. 103
Le Play avant Le Play ……………………………………………………………………………. 106
Les voies de l’apaisement ……………………………………………………………………… 108
CHAPITRE 3. La construction d’un pays d’élevage bovin ………………… 115
Une précoce orientation bovine au xixe siècle ……………………………………………… 116
L’augmentation du cheptel… ………………………………………………………………….. 116
… est stimulée par les intermédiaires ……………………………………………………… 119
Améliorer l’élevage bovin en Isère ……………………………………………………………… 122
Les représentants des pouvoirs publics… ………………………………………………… 122
… et ceux des premières organisations agricoles… …………………………………….. 126
… tâtonnent dans l’amélioration bovine ……………………………………………………. 130
L’apparition et l’essor d’une nouvelle race ………………………………………………….. 136
Des conditions réunies …………………………………………………………………………. 136
1864, les notables à la manœuvre …………………………………………………………… 139
Amorces de la diffusion : des étalons reproducteurs à la station d’élevage de Villard-de-Lans (1875) …….. 143
Conclusion de la première partie ……………………………………………………… 155
SECONDE PARTIE
La construction d’un système agro‑touristique De la seconde moitié des années 1870 à la fin des années 1920
CHAPITRE 4. Une race inachevée pour un concours entravé …………. 161
La républicanisation de la race bovine de Villard‑de‑Lans ………………………….. 162
Instaurer et organiser le concours spécial ……………………………………………….. 163
Républicaniser le jury …………………………………………………………………………… 167
Des réseaux républicains en prise avec le monde rural ………………………………. 174
La place grandissante des professionnels ………………………………………………….. 178
La diversité d’un groupe social ………………………………………………………………. 178
La prise en main du concours spécial par les professionnels ………………………. 184
Quand le concours se transforme en examen …………………………………………… 188
Un concours entravé …………………………………………………………………………………… 190
Un manque de reconnaissance dans le département …………………………………. 191
Un berceau de race à l’assise fragile……………………………………………………….. 200
Des cultivateurs nuancés ………………………………………………………………………. 205
CHAPITRE 5. Faire flèche de tout bois ………………………………………………… 215
Des structures qui ne périclitent pas ………………………………………………………….. 215
Traverser la guerre ……………………………………………………………………………… 216
La vigueur démographique ……………………………………………………………………. 219
Un système agricole viable ……………………………………………………………………. 222
Améliorer le développement par les vaches ……………………………………………….. 228
À l’amont, les syndicats de drainage ……………………………………………………….. 228
À l’aval, la transformation laitière …………………………………………………………… 232
Le lait qui tourne …………………………………………………………………………………. 236
Femmes au travail ……………………………………………………………………………………… 242
Fortune puis crépuscule de la ganterie ……………………………………………………. 242
Des nourrices créditées ………………………………………………………………………… 246
Femmes d’avenir …………………………………………………………………………………. 249
CHAPITRE 6. L’émergence d’un système touristique ………………………. 253
Un territoire projeté ……………………………………………………………………………………. 254
Le maillage du territoire cantonal …………………………………………………………… 255
Un territoire d’excursions ……………………………………………………………………… 262
Un massif à aménager ………………………………………………………………………….. 268
Le développement par les « gens d’en haut » et au ras du sol ……………………… 274
Transporter ………………………………………………………………………………………… 274
Héberger ……………………………………………………………………………………………. 282
Équiper ………………………………………………………………………………………………. 289
Un nouveau départ : cinq années décisives ? ……………………………………………….. 293
Le péril tuberculeux ……………………………………………………………………………… 294
Contrer la menace ……………………………………………………………………………….. 298
Les clés du « Paradis des enfants » …………………………………………………………. 302
Conclusion de la seconde partie ……………………………………………………….. 313
CONCLUSION GÉNÉRALE. Du haut de la montagne… ……………………….. 317
AnnexesFiche biographique 1. Jean Baptiste ALLARD ……………………………………………… 323
Fiche biographique 2. Félix Eusèbe Eugène BERTRAND ………………………………. 325
Fiche biographique 3. Pierre AUGIER [OGIER] ……………………………………………… 327
Fiche biographique 4. Benjamin GAUTHIER …………………………………………………. 329
Fiche biographique 5. Paulin AUDIER ………………………………………………………….. 331
Fiche biographique 6. Jean BEAUDOING ……………………………………………………… 332
Fiche biographique 7. Sophie IMBERT-BOUCHARD ……………………………………… 335
Fiche biographique 8. Marie CLOT-GODARD ………………………………………………… 336
Fiche biographique 9. Benoît et Joseph RONIN ……………………………………………. 337
Fiche biographique 10. Jean-Baptiste BERTRAND [dit JULLIEN-BERTRAND] … 339
Fiche biographique 11. [Jean] Pierre JOURDAN ………………………………………….. 341
Fiche biographique 12. Jean-Louis MAZET …………………………………………………. 344
Fiche biographique 13. Pierre ROLLAND …………………………………………………….. 347
Fiche biographique 14. Frédéric BELLIER …………………………………………………… 350
Fiche biographique 15. Jean-Louis JASSERAND …………………………………………. 352
Fiche biographique 16. Louis POUTEIL-NOBLE ……………………………………………. 354
Fiche biographique 17. Joseph SAPPEY fils ………………………………………………… 356
Fiche biographique 18. Henri REPELLIN [-VILLARD] ……………………………………. 358
Fiche biographique 19. Jules JALLIFFIER [-TALMAT] …………………………………… 360
Fiche biographique 20. Émile DURAND-SAVOYAT ……………………………………….. 362
Fiche biographique 21. Félix VOGELI …………………………………………………………… 367
Fiche biographique 22. Victor AMAR …………………………………………………………… 371
Fiche biographique 23. Jean Hector GRUYER………………………………………………. 376
Fiche biographique 24. Ernest DUMOLARD …………………………………………………. 377
Fiche biographique 25. François Alexandre PÉRONNET ………………………………. 379
Fiche biographique 26. Léon François COMTE …………………………………………….. 381
Fiche biographique 27. Frédéric GALLET ……………………………………………………. 383
Fiche biographique 28. François ROUAULT …………………………………………………. 385
Fiche biographique 29. Henri REYNIER ……………………………………………………….. 389
Fiche biographique 30. Charles GENIN ……………………………………………………….. 391
Fiche biographique 31. Adrien Léon BARNIER …………………………………………….. 392
Fiche biographique 32. Élie BELLE ……………………………………………………………… 395
Fiche biographique 33. Aimé COING ……………………………………………………………. 398
Fiche biographique 34. Henri Élie REPELLIN ……………………………………………….. 400
Fiche biographique 35. Alfred Clovis Pierre et Paul Jean JALLIFFIER-ARDENT ………………. 402
Fiche biographique 36. Jules Séraphin IMBAUD ………………………………………….. 404
Fiche biographique 37. Jules REPELLIN ……………………………………………………… 407
Fiche biographique 38. Élie CHABERT …………………………………………………………. 409
Fiche biographique 39. Pierre François et Marius dit Josué ROCHAS …………… 412
Fiche biographique 40. Henri Daniel et Amédée ODEMARD …………………………. 415
Fiche biographique 41. Louis François ROUX-DAUPHINE …………………………….. 418
Fiche biographique 42. Marius COLLAVET …………………………………………………… 420
Fiche biographique 43. Paul FANJAS-CLARET …………………………………………….. 422
Fiche biographique 44. Séraphin et Clovis Séraphin GIRARD-BLANC …………… 424
Fiche biographique 45. Jean Séraphin BOREL …………………………………………….. 428
Fiche biographique 46. Antoine Hippolyte Élie POLICAND ……………………………. 430
Fiche biographique 47. Bastide Maximin BOREL …………………………………………. 432
Fiche biographique 48. Marius REPELLIN …………………………………………………… 434
Fiche biographique 49. Joseph Ferdinand MAGDELEN ………………………………… 437
Fiche biographique 50. Alfred Pierre GUICHARD …………………………………………. 439
Fiche biographique 51. Joseph MURE-RAVAUD …………………………………………… 442
Fiche biographique 52. Daniel HUILLIER …………………………………………………….. 444
Texte 1. La recette du bleu ………………………………………………………………………….. 447
Texte 2. La rébellion d’Autrans : rapport du substitut du procureur de Lavalette au procureur général, le 9 avril 1848 ……. 449
Texte 3. Brouillon de la déclaration du préfet Pellenc à la session du conseil général (1841) …………………. 453
Texte 4. Lettre du préfet Pellenc aux maires des communes du département de l’Isère au sujet de la formation de vacheries suisses, le 21 décembre 1840. …………………. 458
Texte 5. Lettre du préfet Chapuys-Montlaville aux maires des communes de l’Isère, le 28 janvier 1851 ……………………………………………….. 462
Texte 6. Rapport de la commission départementale chargée d’inspecter les animaux du canton de Villard-de-Lans, 8 septembre-8 octobre 1864 ……………………………………………………………………….. 466
Texte 7. L’exploitation grenobloise de Charles Guichard (1909) ……………………. 477
Texte 8. Rapport du contrôleur des bénéfices de guerre concernant Joseph Sappey (février 1922) ……… 479
Texte 9. L’amélioration par le drainage dans les prés d’Élie Chabert à Méaudre (1906) …………. 482
Index ………………………………………………………………………………………………………… 483
Archives ………………………………………………………………………………………………….. 489
Archives nationales ……………………………………………………………………………………. 489
Archives départementales de l’Isère (Arch. dép. Isère) ……………………………….. 489
Archives municipales …………………………………………………………………………………. 495
Autres fonds explorés ………………………………………………………………………………… 495
Sources imprimées et orales…………………………………………………………….. 497
Enquêtes orales …………………………………………………………………………………………. 497
Sources imprimées …………………………………………………………………………………….. 497
Bibliographie …………………………………………………………………………………………. 503